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Histoires du Poitou avec Patrick Sitaud

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Jean-Hugues Anglade en 2015
Jean-Hugues Anglade en 2015 © Maxppp - PHOTOPQR/LE PARISIEN Frédéric Dugit

Pourquoi y a t-il un lien entre Thouars et le film 37°2 le matin ?

Diffusion du vendredi 29 juin 2018 Durée : 2min

C'est qu'un des acteurs de ce long métrage y est né. Jean-Hugues Anglade voit ainsi le jour à Thouars en juillet 1955.

Il pousse son premier cri à deux pas du théâtre de cette ville située dans le nord des Deux-Sèvres. Le cabinet vétérinaire de son père, est en effet installé place Lavault, à quelques encablures de ce lieu de culture de Thouars. Le jeune Jean-Hugues  et sa famille partent finalement s'installer à Langeais en 1958. Il y reste quelques années et y fait notamment son école primaire.

Premiers pas au cinéma

On le retrouve quelques années plus tard au Conservatoire d'Art Dramatique de Paris. Il y étudie pendant cinq ans. 1982 marque les vrais débuts de sa carrière avec un de ses tout premiers rôles. Il est ainsi à l'affiche de l'Homme blessé de Patrice Chéreau. Sa performance lui vaut d’être nommé au César du Meilleur espoir masculin. Avec Subway, il entame ensuite une collaboration avec Luc Besson qui le fera jouer quelques années plus tard dans Niktita et Léon.

Un duo inoubliable

1986 est un véritable tournant dans la carrière de Jean-Hugues Anglade avec sa participation au film  37°2 le matin de Jean-Jacques Beineix. Adapté du roman homonyme de Philippe Djian, le film est qualifié par  le réalisateur d'« histoire d’amour moderne ». Jean-Hugues Anglade y  campe le personnage de Zorg dans un inoubliable duo amoureux  avec  Betty, interprétée par Béatrice Dalle. Le film devient le plus grand succès de Jean-Jacques Beineix. Sorti le 9 avril 1986, le long métrage attire plus de 3,6 millions de spectateurs dans les salles. Le retentissement du film s’étend également à l'étranger. 37°2 le matin est ainsi nommé à l’Oscar du meilleur film étranger.

Productions américaines et séries TV

Jean-Hugues Anglade enchaîne par la suite les collaborations avec des réalisateurs tels qu'Elie Chouraqui ou Claude Sautet. En 1994,il retrouve Patrice Chéreau avec le film La Reine Margot,  pour lequel il remporte le César du meilleur second rôle masculin. Il joue ensuite dans des productions américaines et passe derrière la caméra comme réalisateur. Avec sa participation à des projets télé, tel que la série policière Braquo, la carrière de se natif de Thouars se poursuit depuis lors sur les écrans.