Toutes les émissions

Histoires du Poitou avec Patrick Sitaud

Du lundi au vendredi à 7h22, Rediffusion à 12h10

Portrait de François 1er (19ème siècle). Copie peinte par Pierre DUPUIS d'après un original de TITIEN (1538).PHOTO Alexandre MARCHI.
Portrait de François 1er (19ème siècle). Copie peinte par Pierre DUPUIS d'après un original de TITIEN (1538).PHOTO Alexandre MARCHI. © Maxppp - PHOTOPQR/L'EST REPUBLICAIN

Quel est le lien entre Marigny, en Deux-Sèvres et le roi François 1er ?

Diffusion du mercredi 30 mai 2018 Durée : 2min

D’après la tradition populaire, le souverain possédait un chenil à Marigny et y pratiquait la chasse à courre.

La  légende raconte que François 1er appréciait tout particulièrement les  vins produits localement. Il buvait ainsi régulièrement un vin blanc  dénommé la Folle blanche et le vin rouge appelé le Balzac.

Première source de revenus

Au  19 ème siècle, le vignoble joue d'ailleurs un rôle non négligeable dans  le développement de l'économie de cette commune située au Sud de Niort.  De 243 hectares en 1806 la surface dédiée à la production viticole passe  à 360 hectares 20 ans plus tard. Alors qu'elle n'occupe que 12 % des  surfaces labourables, cette activité représente le principal revenu de Marigny. En 1875, les surfaces exploitées pour la production de vin  atteignent 700 hectares.

Une catastrophe économique

Cette  période prospère inspire le nom de certains hameaux. Le Plantis, ou Le  Vigneau font ainsi référence à cette époque dorée de la viticulture. Mais  l'apparition du phylloxéra annonce le déclin de cette activité. Ce  puceron destructeur a été importé en même temps que les cépages  américains prévus pour améliorer les vignes locales. En quelques années,  les dégâts sont terribles. En 1881, la quasi totalité des vignobles est  détruite.

Exode et reconversion

Cette  catastrophe a des conséquences très lourdes au niveau de la vie du  village. Il connaît un exode sans précédent et perd ainsi un quart de sa  population. Les vignerons ruinés, partent travailler à la ville. On les  retrouve alors notamment comme employés de la Poste ou des chemins de  fer. En 1889, la création de la première laiterie coopérative des Deux-Sèvres, dans la commune voisine de Beauvoir, redonne un peu  d'espoir. Les agriculteurs saisissent cette nouvelle opportunité pour se  reconvertir. Ils se lancent dans l'élevage de vaches laitières. Le 20  ème siècle s'ouvre ainsi sur une nouvelle épopée agricole. Depuis la  commune de Marigny, a poursuivi sa route au cœur de l'histoire des  Deux-Sèvres.