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Histoires du Poitou avec Patrick Sitaud

Du lundi au vendredi à 7h22, Rediffusion à 12h10

Village de France
Village de France © Getty

Quelle est l'origine de la commune d'Aiffres dans les Deux-Sèvres ?

Diffusion du lundi 26 mars 2018 Durée : 2min

Il faut remonter à l'époque gallo-romaine pour découvrir les débuts de cette saga aifricaine.

Deux  hypothèses s'affichent dans le grand livre d'histoire de cette commune  située au sud est de Niort. Aiffres pourrait ainsi tenir son nom d’une  colonie d’Africains venus s’y installer. Mais il est également possible  qu'un Gallo-Romain, nommé Afer, qui y possédait une villa, ait ainsi  laissé sa trace.

Vers  le milieu du 10 ème siècle, on retrouve la commune sous le nom de  Vicaria Africa, puis Aifre in pago Niortensi un peu plus tard. En 1166 le  nom de la commune a presque son orthographe actuelle avec un Aiffre,  sans s à la fin. Les appellations continuent ensuite d'évoluer, passant  de Esfres à Saint-Pierre d'Aiffres, pour finalement arriver à  la dénomination actuelle.

Le  patrimoine Aiffricain est riche de plusieurs sites à découvrir. On y  trouve ainsi plusieurs châteaux, des églises, dont une, celle  de Saint-Maurice, transformée en grange, ou la chapelle de l’ancien  prieuré de Saint-Clément 

12 mètres de haut

Un  des monuments de la commune retient particulièrement l'attention. Il  s'agit de la croix Hosannière. Avec ses douze de mètres de haut, on ne  peut pas la louper. Situé dans le cimetière, en proximité de l'église,  cet édifice du 12e siècle était un lieu de célébration. Pendant de  nombreuses décennies, l'évangile y est ainsi lu, lors de la fête des  Rameaux, peu de temps avant Pâques. Le terme hosannière viendrait de  l'hosanne, un buis sacré qui était déposé sur les croix dans la région.

Le  monument possède dans sa partie inférieure une tablette de pierre. Elle  était utilisée par le curé, à l’époque médiévale, lors des  offices extérieurs. Classée monument historique en 1889, la croix  Hosannière a été restaurée dans les années trente et en 2000, suite à la  tempête de décembre 1999. C'est l’un des édifices de ce genre les mieux  conservés de la région.

Un monument que je vous invite à découvrir en allant explorer le patrimoine aiffricain.