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Histoires du Poitou avec Patrick Sitaud

Du lundi au vendredi à 7h22, Rediffusion à 12h10

Village de France
Village de France © Getty

Quelle est l'origine du nom de la rue de la Tête Noire à Poitiers ?

Diffusion du lundi 16 avril 2018 Durée : 2min

Logée à deux pas du marché Notre-Dame et de la Médiathèque François Mitterrand, cette étroite ruelle à sens unique, d'une soixantaine de mètres, tire son nom d'une ancienne auberge du 19 ème siècle.

A  cette époque, on y trouve en effet un établissement qui se nomme A la  Tête Noire. Son enseigne est surmontée d'une plaque sur laquelle se  trouve un visage dessiné et peint en noir.

Un fricot pendant 40 ans

Les  habitants parlent alors du lieu comme d'un fricot. Ce terme, qui vient  du verbe fricoter, peut dans cette auberge prendre plusieurs sens. On y  vient ainsi pour manger sur le pouce mais aussi, sans doute, pour se  retrouver entre amoureux, voir pour manigancer des choses pas très  réglementaires.

L'auberge  accueille ainsi du public pendant ses quarante ans de fonctionnement, à  partir du milieu du 19 ème siècle. Après la fermeture de  l'établissement, il semble que ce soit le restaurant de l'université qui  y prenne ses quartiers. Aujourd'hui encore, on peut voir le porche de  cet ancien lieu dédié à la restauration..

Hôtels particuliers

Cette  rue se nommait auparavant la rue de la Fontaine, du nom d'une maison  qui s'y trouvait au 16 ème siècle. L'angle formé avec la place Charles-de-Gaulle, côté Notre-Dame, affiche une des façades d'un ancien hôtel  particulier. La bâtisse héberge à notre époque le campus de Poitiers de  Sciences Po.

A  l'angle opposé, formé avec la rue des Gaillard, on peut également  apercevoir de nos jours une maison bâtie en 1497. C'est un  certain Charles Bonneau, maire de Poitiers, de 1495 à 1496, qui y créé  alors son hôtel particulier. Il décède quatre ans après son installation  à cette adresse.

Il  est alors inhumé dans l'église Saint Opportune, qui se trouve à  quelques mètres de là, à l'autre bout de la rue des Gaillard. Une  chapelle dont deux de ses parents avaient été prêtres. La bâtisse est  presque entièrement démolie en 1853. Il n’en reste à priori qu’une  chapelle, intégrée dans des habitations plus récentes.