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Histoires du Poitou avec Patrick Sitaud

Du lundi au vendredi à 7h22, Rediffusion à 12h10

Village de France
Village de France © Getty

Une histoire de famille à Bouin

Diffusion du mardi 12 mars 2019 Durée : 5min

Située dans le département des Deux-Sèvres, Bouin a notamment été marquée par la famille Chabot aux 18 ème et 19 ème siècles.

Avant de passer dans les mains de la famille Chabot, la seigneurie de Bouin est tout d'abord  placée sous la protection de Jean de La Lande. A la fin du 15 ème siècle, un certain Jacques Turpin épouse Françoise de La Lande. Le domaine est ainsi dorénavant sous tutelle des  Turpin. Le logis de Bouin est ruiné pendant les guerres de Religion.

Les débuts des Chabot de Bouin

Le domaine est vendu en l'état par les Turpin à François Chabot de Peuchebrun, vers 1750. Il achète le domaine afin d'en donner les terres à son fils cadet Joseph Chabot. Ce dernier débute ainsi la branche des Chabot de Bouin C'est lui qui reconstruit l'actuel logis, avec son style classique,  en 1766. Joseph Chabot de Bouin épouse, en 1772, la fille du procureur fiscal du marquisat de Chef-Boutonne. Leur fils, Nicolas Chabot de Bouin épouse sa cousine Françoise en 1800. Ils ont à leur tour un fils, Nicolas Jules, qui connaît une certaine renommée au tout début du 19ème siècle.

Auteur, journaliste et socialiste

Il est en fait l'auteur de nombreux romans et pièces de théâtre. Cet homme de lettres est également journaliste socialiste. Il collabore, ainsi aux journaux de gauche L’Indépendant et à La Chronique des Deux-Sèvres. Il fait également partie de l’opposition républicaine sous Louis-Philippe. Nicolas-Jules décède finalement sur ces terres natales en 1856. Sa fille, Juliette-Louise est la dernière descendante des Chabot de Bouin.

Bâtie par Stéphanus ?

On peut évoquer l'église Notre-Dame qui est brûlée au 16e siècle, au cours des guerres de Religion. Elle est ensuite restaurée Vendue comme Bien national en 1797, elle est finalement rachetée en 1833 par l'évêque avec l'aide du préfet. Sur le montant droit de la porte, on peut lire la mention «Stephanus», gravée dans un cercle. Il pourrait s'agir du nom du constructeur de l'église. Au lieu-dit « La Vieille Chapelle », une trace d'un passé plus lointain a été découverte. Une étrange motte circulaire de cent-soixante mètres de circonférence serait ainsi le vestige des fondations d'un bâtiment de l'époque gallo-romaine.