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Histoires du Poitou avec Patrick Sitaud

Du lundi au vendredi à 7h22, Rediffusion à 12h10

Urban Trail Poitiers. Une course et une marche au cœur du patrimoine de la ville
Urban Trail Poitiers. Une course et une marche au cœur du patrimoine de la ville - Urban Trail Poitiers

Urban Trail Poitiers, la légende de la pierre qui pue

Diffusion du jeudi 27 juin 2019 Durée : 2min

Vincent Hulin et Patrick Sitaud vous racontent l'histoire de Poitiers, à travers les grands monuments que les participants découvriront samedi sur le parcours de la première édition de l'Urban Trail Poitiers.

Nous arrivons sur site qui n'est pas le plus connu des poitevins et des touristes et pourtant il vaut le coup  

Tout à fait. Ce site abrite l'église du célèbre évêque poitevin Hilaire. Elle est construite au XIe siècle,  On y trouve une importante collégiale autour de son tombeau. C'est un lieu de pèlerinage important à partir du 12ème siècle pour les pèlerins de Saint Jacques de Compostelle. La nef détruite à la révolution a été reconstruite en 1875 ainsi qu'une nouvelle façade.  

Et à l'intérieur ?

Les vestiges du décor peint et sculpté du XIème siècle laissent apparaître une grande richesse. L'église était entièrement recouverte de peintures murales romanes. On y voyait les évêques de Poitiers dans la nef, l'apocalypse dans le chœur et des dessins dans les chapelles du déambulatoire. Ce monument d'art roman, est inscrit au patrimoine de l'UNESCO depuis 1998. A quelques foulées de l’église, se trouvent les escaliers du diable. Ce passage permet de déambuler du quartier de Saint-Hilaire au pont Achard.

D'où provient ce nom ?

Selon l'histoire locale il y avait un banc assez sommaire dans un angle du passage. Constitué d’une pierre brute on l'aurait couramment appelé Banc ou Pierre du Diable. Son nom pourrait venir d'une légende locale, celle de la "pierre qui pue". Cette pierre provenait d'un ancien sarcophage, taillé dans un bloc de calcaire fétide. Le sarcophage était conservé autrefois dans l’église Saint-Hilaire. Les odeurs auraient ainsi pu faire penser à celles du souffre associées aux enfers. Par extension, le passage, empesté par ces senteurs diaboliques, aurait pris le nom d'Escaliers du diable. Aujourd’hui un banc en béton est, probablement implanté à l'emplacement du Banc du diable. Les 82 marches et ses paliers ont en tout cas conservé leur aspect diabolique, et ce ne sont pas les jambes de ceux qui l'empruntent qui diront le contraire.