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Ils ont fait l’Histoire !

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Charlemagne.
Charlemagne. © Getty

Charlemagne ? Probablement petit avec un grand pied

Diffusion du mardi 10 avril 2018 Durée : 5min

On file dans les Hauts de France, à Laon en Picardie pour découvrir une ville qui a bien mérité son surnom de « montagne couronnée » et qui vaut une vraie escapade touristique quand on aime les belles pierres.

Victor Hugo « Tout est beau à Laon, les églises, les maisons, les environs, tout ! ». Il faut dire que la ville est superbe, érigée sur un plateau, elle s’étale sur sa montagne autour de la magnifique cathédrale Notre Dame qui lui a donné son surnom de montagne couronnée. Une des plus anciennes cathédrales gothiques de France, elle a servi de modèle à Notre de Paris. Tout autour on découvre presque 70 monuments historiques dans une ville de 25 000 habitants, un record. Le centre-ville est d’ailleurs le plus grand secteur sauvegardé de France avec 370 hectares constellés d’hôtels particuliers, de maisons à pans de bois qui ne font pas leurs 4 siècles du côté de la rue serrurier, rue Saint Jean, Saint Cyr ou vinchon. La Révolution Française en a fait la préfecture du département de l’Aisne. En 1870, la ville résiste désespérément face à l’envahisseur prussien. Alors que le général Thémérin d’Hame décide d’admettre sa défaite face au duc de Mecklembourg, le garde d’artillerie Henriot, désespéré de la défaite, prend la terrible décision de faire sauter la poudrière de la ville. Enorme et horrible explosion, qui n’arrêtera evidemment pas la défaite et fera plusieurs centaines de morts civils et militaires. Et qui entraînera des représailles atroces par les vainqueurs qui fusilleront plusieurs habitants, dont trois instituteurs dont trois instituteurs dont le sacrifice fait l’objet d’une sculpture très émouvante. En 1914 Laon a tenu aussi longtemps que possible, malgré le terrible souvenir de 1870. Prise par les allemands, elle ne sera rendue à la France qu’à la toute fin de la guerre. Un séjour à Laon c’est un voyage incroyable dans le passé.

Charlemagne

L’empereur à la barbe fleurie. Conquérant de l’occident, l’homme qui a inventé l’école ! Même si la barbe fleurie ça fait penser au chanteur Antoine, on l’imagine plutôt grand, avantageux non ? Et pourtant cet immense personnage historique était le fils de Pépin le Bref. Or Pépin n’était pas bref comme mon tonton Maurice « Maurice dit moi des choses ! Dis-moi des trucs ! heu… oui ». Pépin était bref, c’est-à-dire petit ! D’ailleurs quand on sait que la taille moyenne d’un mec c’était probablement 1m50 en l’an 750, on peut se demander si Pépin ne flirtait pas avec les 1m30 pour que les contemporains le trouvent petit. De même. Charlemagne était le fils de Berthe au grand pied. Alors là je vous arrête tout de suite, n’allez pas imaginer un charlemagne tout petit chaussant du 48. Berthe n’avait qu’un seul grand pied. « Elle faisait ses courses à cloche pied ? » déjà quand on est reine on ne fait pas ses courses, et surtout, il semble que Berthe avait deux pieds mais un pied plus grand que l’autre. Une grande reine, qui donnait des conseils avisés à son mari, tout en l’empêchant de la répudier quand il a commencé à en courtiser une autre, angla, une petite bombe fille du roi Théodrade. Non mais. Quand Pépin est mort ses deux fils ont hérité chacun une moitié du royaume.  La moitié pour Carloman, l’autre moitié pour Charles qui deviendra Charlemagne.  Alors Berthe fait tout pour les réconcilier. La mort de Carloman règle le problème. Mort si brusque qu’on se demande encore aujourd’hui si Charles n’a pas fait verser deux ou trois trucs bizarres dans le petit déjeuner du frangin. Toujours est-il qu’à la mort de son frère, Charles qui deviendra Charlemagne, croque l’héritage de son frère. Bertrade de Laon, dite, Berthe au grand pied est morte le 12 juillet 783. Quant à Charlemagne, fils de Berthe au Grand pied et de Pépin le bref, bah on a le droit de penser qu’il était petit avec un grand pied. Mais on peut aussi savoir que ce qui compte pour marquer l’histoire comme pour réussir sa vie, ça n’est pas le physique, mais ce qu’on fait de son cerveau.