Ils ont fait l’Histoire !

Le samedi à 13h45

Le commandant militaire allemand Alfred Jodl (au centre) signe la capitulation de l'Allemagne à Reims, le 7 mai 1945. Assis à sa droite, le major Wilhelm Oxenius et l'amiral Hans. Georg von Friedeburg est à sa gauche (dans l'uniforme sombre.
Le commandant militaire allemand Alfred Jodl (au centre) signe la capitulation de l'Allemagne à Reims, le 7 mai 1945. Assis à sa droite, le major Wilhelm Oxenius et l'amiral Hans. Georg von Friedeburg est à sa gauche (dans l'uniforme sombre. © Getty - PhotoQuest

Histoire du 7 mai et 8 mai 1945

Diffusion du mercredi 8 mai 2019 Durée : 3min

7 mai 1945. 2H41 du matin. Cette fois c’est officiel, l’armée nazie vient de déposer les armes. La guerre est finie.

C’est en France, à Reims, dans un lycée, qu’on a signé la réédition militaire complète de l’Allemagne. Les nazis ont tenté de négocier aussitôt après le suicide d’Hitler le 30 avril, mais il n’y avait rien à négocier. Les alliés n’ont cédé sur rien. Ce qui a surpris les émissaires allemands, qui pensaient trouver une oreille un peu ouverte chez les Américains, sans comprendre que de l’autre côté de l’Atlantique on a compris l’horreur du nazisme, on connaît l’existence des camps de concentration et surtout, on ne veut pas recommencer l’erreur de 1918, celle de n’avoir pas vaincu définitivement l’armée allemande, laissant croire aux Allemands que la défaite n’était pas totale et même qu’il avait eu trahison par l’armée, un thème sur lequel Hitler avait prospéré. 

Cette fois, est complète. Le maréchal allemand Alfred Jodl vient de poser son stylo. Il a dit oui à tout. Devant lui des généraux représentant les vainqueurs. Il y a le célèbre général Eisenhower et le général Walter B Smith pour les Américains, le général français François Sevez et le général russe Sousloparov. Il est acté que les combats cesseront effectivement un peu après 23H00. En théorie donc la guerre est finie, au moins en Europe. Il faudra attendre le mois de septembre pour voir le Japon capituler. En tout cas à l’ouest de l’Europe, la nouvelle commence à sortir. Les journaux commencent à titrer la Victoire. Et ça, cela ne plaît pas, mais alors pas du tout à Staline. Il est en rage ! Lui, ce qu’il veut c’est que la défaite nazie soit signée à Berlin, dans les ruines de la ville que les Russes viennent de conquérir. Et Staline c’est le plus grand nombre de tués. C’est le pays le plus ravagé de la guerre. C’est aussi le maître incontesté d’une puissance dont on sait déjà qu’elle sera l’une des plus puissante d’après-guerre. On cède donc. 

L’armistice officiel de la fin de la seconde guerre mondiale, quasi le même au mot près que celui de Reims, est donc signé à Berlin, le 8 mai 1945, et c’est celui que nous commémorons aujourd’hui.