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La dynastie des Capétiens : Hugues Capet - Constance d'Arles - Robert I de France - Philippe I (1053-1108) roi de France - Henri I (1009-1060) roi de France - Robert II, le Pieux (970 - 1031)
La dynastie des Capétiens : Hugues Capet - Constance d'Arles - Robert I de France - Philippe I (1053-1108) roi de France - Henri I (1009-1060) roi de France - Robert II, le Pieux (970 - 1031) © Getty

Hugues Capet et l’origine de nos noms de famille

Diffusion du mardi 5 juin 2018 Durée : 5min

A Dourdan est probablement né Hugues CAPET, fondateur de la lignée des Capétiens qui a régné sur la France jusqu’en 1 848. Capet est un surnom donné à Hugues parce qu’il portait une chape, autrement dit une cape.

Le surnom c’est vieux comme l’être humain quand on y pense non ? Affectueux ou moqueur, une manière de différencier. Si ça se trouve dans les cavernes préhistoriques on se donnait déjà des surnoms. Genre Grutt le gourmand pour celui qui mangeait plus de mammouths que les autres. Nos rois de France eux-mêmes ont eu leurs surnoms. Physique comme pour Clodion le Chevelu ou au contraire Charles le Chauve. Moral comme pour Louis X le Hutin autrement le chicanier ou Louis XIII le juste. Ou pour signaler un homme exceptionnel comme Henri IV le Grand ou Louis XV le bien aimé. Même le nom de la dynastie des Capétiens vient d’un surnom, celui d’Hugues surnommé Capet, autrement dit celui qui porte la chape. En l’occurrence celle d’abbé laïque pour ce qui concerne le gaillard. Chez les romains, le surnom est rapidement devenu dynastique. Autrement dit, il est devenu nom de famille. 

En France, c’est autour de l’an 1 000 que le nom de famille est apparu progressivement. Par esprit pratique en fait. Que je vous explique. Vers l’an 1000, après la grande peur autour de ce chiffre 1000 qui faisait penser qu’on arrivait à la fin du monde, le climat pas trop mal, un peu moins de guerre et quelques progrès techniques, nos prédécesseurs ont connu de meilleures conditions.

En mode plus cool, ils se sont mis à faire pas mal d’enfants, avec un stock de prénoms pas bien costaud. Ce qui fait que si on caricature un peu, on s’est retrouvé avec plusieurs « Jean » ou plusieurs « Pierre » dans le même village, parfois même dans la même famille. On a donc dû les différencier. Jean le gros et jean le petit. Pierre le bel et Pierre le moche. Un surnom qu’on a fini par se transmettre au fil des générations en oubliant le sens premier de ce qui est devenu le patronyme puisque la coutume s’est installée de ne transmettre que le nom du père. L’orthographe définitive n’a été fixée qu’à la fin du XIXe siècle avec l’apparition du livret de famille. 

Désormais un enfant peut porter aussi le nom de sa mère, voire les deux. Le nom de famille c’est le signal écrit et sonore d’une appartenance, la toute première depuis l’aube de l’humanité, celle de la famille.