Les séries France Bleu

Ils ont fait l’Histoire !

En semaine à partir de 15h08

Appel du 18 juin 1940 du général de Gaulle.
Appel du 18 juin 1940 du général de Gaulle. © Getty - API/Gamma-Rapho

Le 18 juin 1940, ils ne sont que quelques-uns à entendre ce message

ce message, le voici :  « Mais le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non ! Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n’est perdu pour la France. Car la France n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle » Charles de Gaulle. Illustre … Inconnu. 

Tout juste général de brigade à titre provisoire, appelé d’urgence à être sous-secrétaire d’État à la guerre par le gouvernement de Paul Reynaud qui vient de comprendre, trop tard, que l’idée d’utiliser les chars, si chère à ce général français a précisément marché… pour les Allemands. Depuis mai 1940, c’est la débâcle, Les gens fuient les villes, les bombardements. Le Nord et l’Est partent vers le Sud et l’ouest. On prend ce qu’on peut. On pousse des carrioles de fortunes. On est mitraillé. L’armée recule sans cesse davantage. Le 14 juin, les nazis ont fait leur entrée dans Paris, défilant sur les champs Élisais. De Gaulle, est parti à Londres pour négocier la poursuite de la guerre avec Churchill, premier ministre britannique. 

Le jour de son arrivée, le 17 juin., Pétain, a fait un discours à la radio « Je me suis adressé cette nuit à l’adversaire pour lui demander s’il est prêt à rechercher avec nous, entre soldats, après la lutte et dans l’honneur, les moyens de mettre un terme aux hostilités. Que tous les Français se groupent autour du gouvernement que je préside pendant ces dures épreuves et fassent taire leur angoisse pour n’écouter que leur foi dans le destin de la patrie » la défaite donc. Annoncée par Pétain, à l’époque auréolé de gloire, surnommé « le vainqueur de Verdun ». Face à lui, de Gaulle n’est rien. Et pourtant, il l’affirme « Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances n'empêchent pas qu'il y ait, dans l'univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis » Inconnu de la très grande majorité des Français, détesté par Roosevelt le président américain, qui voit en lui un dictateur en puissance, souvent à se prendre le bec avec Churchill, de Gaulle fini pourtant par s’imposer et à devenir le chef ce qu’on appelle désormais la France libre. Il débarquera avec la Victoire en Normandie 4 ans après cet appel qui l’a fait entrer dans l’Histoire « quoi qu’il arrive la flamme de la résistance Française ne doit pas s’éteindre, et ne s’éteindra pas ».