Ils ont fait l’Histoire !

Le samedi à 13h45

première rencontre entre le marquis de Lafayette (à gauche) et George Washington à Philadelphie; le 3 août 1777.
première rencontre entre le marquis de Lafayette (à gauche) et George Washington à Philadelphie; le 3 août 1777. © Getty - MPI

La France et les États-Unis, une très vieille histoire d’amitié

Diffusion du samedi 5 octobre 2019 Durée : 47s

Les liens entre les Français et les américains sont très anciens. Nous nous devons beaucoup.

C’est en France, à Saint-Dié-des-Vosges qu’on a donné son nom à l’Amérique. On le doit au Gymnase vosgien. Un Gymnase à l’époque c’est une réunion de savants. En 1507, ces savants-là ont commencé à tracer une carte des récentes découvertes d’Amerigo Vespucci, un voyageur florentin très célèbre à l’époque et qui a raconté ses voyages sur les traces de Christophe Colomb. Traçant tout ça sur une carte, les membres du Gymnase vosgien en ont déduit qu’on n’avait pas découvert un chemin vers l’Inde, mais plutôt un nouveau continent. Continent qu’ils ont été les premiers à nommer en le baptisant « America », du nom de Amerigo Vespucci.

Plus tard, en 1776, Benjamin Franklin, fraîchement inventeur du paratonnerre, et surtout  fraîchement ambassadeur des  nouveaux Etats-Unis d’Amérique, débarque dans le golfe du Morbihan pour rallier Versailles et tenter de persuader Louis XVI roi de France d’aider les nouveaux américains face à l’Angleterre dont ils se sont déclarés indépendants. Louis XVI accepte. L’alliance dure encore et la France est d’ailleurs le plus ancien pays allié des Etats-Unis. 

La France et les Etats-Unis, une très vieille histoire d’amitié.

Cette guerre de l’indépendance américaine va passionner une partie des Français. A Bordeaux, Beaumarchais, le célèbre auteur qui a écrit « Le Mariage de Figaro », remplit secrètement des bateaux d’armes et de vivres pour aider ceux qu’on appelle « Les Insurgents ». À Metz, un jeune soldat, noble et riche, le Marquis de La Fayette décide de tout plaquer pour partir aider le général américain Georges Washington. C’est d’ailleurs aux cris de « La Fayette nous voilà » que soldats américains débarquent à Saint-Nazaire en 1917 pour venir soutenir la France saignée à blanc par la Grande Guerre. 

Leurs enfants reviendront 27 ans plus tard, un matin brumeux de juin 1944, sur les côtes normandes. Débarquant notamment à Omaha Beach. Lieu terrible qui verra tomber bien  des GI au point d’être surnommé Bloody Omaha. Omaha la sanglante. Un peu partout en Normandie, des cimetières aux croix blanches impeccablement alignées, témoignent silencieusement du sacrifice des « Boys » pour libérer la plus ancienne alliée des Etats-Unis d’Amérique : la France.