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Ils ont fait l’Histoire !

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Claude Joseph Rouget dit de Lisle entame la Marseillaise
Claude Joseph Rouget dit de Lisle entame la Marseillaise © Getty

La Marseillaise aurait pu s'appeler la Strasbourgeoise

Diffusion du vendredi 3 novembre 2017 Durée : 5min

Strasbourg a tout connu des revirements de l’Histoire de France et d’Europe. C’est dans ses rues qu’on a entendu pour la première fois ce chant qui annonce toujours le combat pour la Liberté : la Marseillaise.

Strasbourg c’est la ville qui a entendu pour la première fois notre hymne national, quand on y pense, la marseillaise aurait dû s’appeler la strasbourgeoise, un méandre de l’Histoire l’a fait filer à Marseille puis à Paris. Strasbourg s’en fiche, elle est habituée aux mouvements de l’Histoire, elle les a tous vécus, pour le meilleur et pour le pire, quand vous visiterez Strasbourg vous verrez que vivant à fond le présent, elle a retenu le meilleur de l’Histoire.

C’est donc à Strasbourg qu’est née la Marseillaise. Nous vous proposons de découvrir l’itinéraire d’un chant qui fait partie des hymnes les plus connus de l’Histoire du monde et qui a cette qualité supplémentaire d’être notre hymne national.

C’est Claude Rouget de l’Isle qui l’a imaginée. Le maire de Strasbourg, le Baron de Dietrich, fervent patriote, dont deux des enfants se sont engagés pour défendre la France, lui demande de quoi galvaniser les volontaires. L’officier Rouget s’y met, il compose ce « chant de guerre des armées du Rhin » dans la nuit du 25 au 26 avril 1792. Là au cœur de Strasbourg en Alsace. Alors pourquoi Marseillaise ? Parce que les fédérés de Marseille montant sur Paris croisent sa route. C’est en la chantant qu’ils partent à l’assaut du château des tuileries.

Elle résonne encore quand la République est proclamée quelques jours plus tard. Les parisiens l’adorent. Ils chantent encore et encore ce chant qu’ils ont baptisé « la Marseillaise », à tel point qu’elle devient emblématique de la Révolution Française. Devenue hymne national le 14 juillet 1795, elle est aussi emblématique de la République

Du coup, elle est muselée sous l’empire. Idem sous la monarchie. On tente de la salir en interdisant de la chanter sans autorisation sous le régime de Vichy. Sculptée sur la façade de l’Arc de Triomphe, elle veille sur le soldat inconnu qui l’a sûrement chantée quand il était vivant. Accélérée par Valéry Giscard d’Estaing quand il était président, elle continue d’émouvoir les citoyens et le Monde quand elle rugit chaque fois que, de tristesse, de colère, ou de joie… vibre le cœur de la France.