Les séries France Bleu

Ils ont fait l’Histoire !

En semaine à partir de 15h08

La Papesse Jeanne, d'après une miniature du 15ème siècle. "Du Moyen Age et de la Renaissance", de Paul Lacroix, Ferdinand Séré et A Rivaud, Volume 1.
La Papesse Jeanne, d'après une miniature du 15ème siècle. "Du Moyen Age et de la Renaissance", de Paul Lacroix, Ferdinand Séré et A Rivaud, Volume 1. © Getty - Print Collector

La papesse Jeanne : Légende ou vérité ?

Diffusion du vendredi 5 octobre 2018 Durée : 3min

Rome. Ville Éternelle. Ici, au cœur des 7 collines, depuis des siècles l’Église Catholique Apostolique et Romaine choisi celui qui sera son chef : le pape.

Dans la chapelle Sixtine, les cardinaux, enfermés, injoignables, votent deux fois par jour, en leur âme et confiance. Dehors la foule attend. Espère. Des dizaines de milliers sur la place Saint Pierre. À l’intérieur, quand la majorité a finalement désigné celui qui succédera à Saint Pierre, on s’adresse à lui en lui demandant « Acceptez-vous votre élection canonique comme souverain pontife ». L’homme se lève, et répond « Acceptio ». Les cardinaux s’inclinent. L’homme se retire dans une cellule de 3 mètres de côtés, qu’on appelle la chambre des larmes, parce qu’ici nombreux furent les papes qui éclatèrent en sanglot devant l’immense responsabilité de conduire l’Église. La légende nous dit aussi qu’on y fait une drôle d’opération. On y assoit le nouveau pape sur une chaise trouée, et quelqu’un vérifie si… c’est bien un homme. Si tel est le cas il affirme haut et fort « Il en a deux » la faute à la papesse Jeanne. 

On dit qu’aux alentours de l’an 853, une femme, d’ailleurs probablement pas très féminine, se serait fait passer pour un homme et aurait réussi à se hisser jusqu’au trône de Pierre. C’est un accouchement totalement imprévu qui aurait révélé le scandale, lors d’une procession religieuse en plein Rome. De colère, la foule aurait massacré celle qu’on a appelée « La Papesse Jeanne » en lui lançant des pierres.
Cette histoire est racontée dès le Moyen Âge, notamment à Metz par un dominicain nommé Jean de Mailly. Reprise régulièrement au cours des siècles, il sera finalement démontré au XVIIe siècle, que cette histoire est totalement fausse, et que la fameuse Papesse Jeanne n’a jamais existé.