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Copie photographique de la bourse à Wall Street, New York, au début du crash de 1929.
Copie photographique de la bourse à Wall Street, New York, au début du crash de 1929. © Getty - Universal History Archive

Le krach boursier de 1929

Diffusion du mardi 19 mars 2019 Durée : 3min

Une bulle c’est la pire crainte des pros de la finance. Ce truc qui éclate et qui vous fout en l’air l’économie. Et c’est souvent quand on ne s’y attend pas.

En gros, tout va si bien qu’on s’emballe en fait. On achète des choses de plus en plus chères parce qu’on sait qu’on les revendra de plus en plus cher. Vous me suivez ? Par exemple en Hollande au XVIIe siècle, on achète des bulbes de tulipes parce que c’est une fleur si demandée que le lendemain de l’achat on a toujours quelqu’un pour vous l’acheter plus cher que vous ne l’avez payé. Puis un autre achète plus cher encore. Jusqu’à ce qu’en que la tulipe ne soit plus à la mode et que plus personne n’en achète. Et vous voilà avec votre bulbe hors de prix et invendable. Ruiné. C’est aussi ce qui est arrivé le Jeudi 24 octobre 1929 à la bourse de New-York

Ce jour-là, les actions achetées très chères ne trouvent pas d’acheteurs pour les payer plus. Pire ! Il n’y a aucun acheteur et les actions baissent. De plus en plus fort et de plus en plus vite. Goldman and Sachs par exemple passe d’une action qui valait 104 dollars en 1929 à 1,75 dollar en 1932. Ce jeudi 24 octobre 1929 est surnommé le « jeudi noir » dès la fin de matinée quand le Dow Jones, l’indice boursier américain perd 25 % de sa valeur. Il y a même des émeutes autour de Wall Street. Des familles perdent leur fortune, tels les Rockefeller qui voient disparaître 80 % de leur capital. Des spéculateurs se suicident, l’un devant Winston Churchill en vadrouille à New York et qui a perdu 500 000 dollars. 

En faillite aussi, les banques ont du mal à donner leur argent aux clients, qui ne peuvent rien acheter. Elles cessent les prêts aux entreprises, qui ferment. Lors de ce qu’on a appelé « la Grande dépression » après ce krach boursier, des millions d’Américains se retrouvent à la rue. Certains meurent de faim. Pareil en Grande Bretagne, en Allemagne où Hitler fait le plein de voix en promettant des lendemains meilleurs à une population devenue très pauvre.  La Bourse américaine ne reviendra à son taux d’avant 1929, que 15 ans et une guerre mondiale plus tard, en 1954. D’autres crashs sont arrivés depuis et chaque fois que les spéculateurs se plantent et avec eux l’économie et donc le travail et le pain. C’est la Paix du monde qui est menacée.