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Ils ont fait l’Histoire !

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Le quai des Orfèvres, sur l'île de la Cité à Paris, en décembre 2001.
Le quai des Orfèvres, sur l'île de la Cité à Paris, en décembre 2001. © Getty - Franck Chazot

Au mythique « Quai des orfèvres » sont passés les pires criminels de l’histoire de Paris puisqu’il a été longtemps été le siège de la police judiciaire et la police à Paris c’est toute une histoire.

Au Moyen Âge c’est le guet qui patrouille. Ils sont assez peu nombreux dans la troupe et la ville n’est pas du tout éclairée, ce qui oblige les parisiens à se barricader et on voit assez peu de fous se promener dans Paris le soir sans escorte. On est loin  de Paris la romantique avec ses bords de Seine le soir venu. 

Au XVIIe siècle, la police est confiée à Nicolas de la Reynie, un as qui devient le premier lieutenant de police en 1667 sur ordre de Colbert, ministre de Louis XIV. Il invente le terme de commissaire de police pour désigner les 17 hommes qui veillent sur les policiers des 17 quartiers de Paris. Des commissaires qui sont renseignés par tout un réseau de « mouches » autrement dit d’espions.
C’est la Reynie qui détruit définitivement ce qu’on appelle la Cour des miracles, autrement dit une série de zones de non droits dans Paris. La cour des miracles parce que les faux infirmes qui mendiaient dans Paris y rentraient le soir et marchaient comme par miracle. C’est surtout à Monsieur de la Reynie que Paris doit son surnom de « ville Lumière » puisque c’est lui qui a l’idée de faire installer des lanternes la nuit aux carrefours pour éclairer la ville et sécuriser les promeneurs. 

Le siège de la Police parisienne est longtemps le Châtelet 

À la fois commissariat central, prison, salle de torture, et même morgue. Après la Révolution, Napoléon met en place la préfecture de police. Le bâtiment brûle pendant la Commune de Paris en 1871. On en bâtit deux nouveaux : l’actuelle préfecture de police, près de Notre Dame, et Jules ferry, l’inventeur de l’école gratuite laïque et obligatoire, installe la police judiciaire dans un bâtiment flambant neuf au 36 quai des orfèvres.

Une histoire racontée par Jérôme Prod'homme

 Au Moyen Âge, des orfèvres y vendaient leurs merveilles, mais au XIXe siècle le quai des orfèvres est l’endroit où on trouve facilement à acheter … des poulets. Fris ou rôtis. Excellente adresse culinaire à l’époque. D’où le surnom moqueur donné par aux flics. La police judiciaire a quitté récemment le quai des orfèvres pour s’installer aux Batignolles place de Clichy. Possible qu’ils y restent un moment. C’est là que Jacques Brel a écrit « Ne me quitte pas ».