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Ils ont fait l’Histoire !

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Le Moluin Rouge à Paris
Le Moluin Rouge à Paris © Getty

Lido, Moulin Rouge, Michou ou le Paradis Latin, l’histoire du Paris de la fête !

Diffusion du lundi 25 juin 2018 Durée : 5min

Connus dans le monde entier, les cabarets parisiens sont l’une des attractions pour les touristes en goguette dans la capitale. Le Paradis est le plus ancien, le Moulin rouge est sûrement le plus connu, mais le Lido et le Crazy Horse attirent beaucoup de monde et Michou n’est pas loin derrière.

L’un des bonheurs d’une visite à la Capitale, ce sont les cabarets. On y chante le Paris de légende, celui de la fête, des femmes légères, et de la gouaille des titis parisiens. Ces cabarets sont devenus des institutions de nos jours, depuis le Paradis Latin, le plus ancien cabaret parisien puisque fondé en 1801 jusqu’au Lido en passant par le Crazy Horse ou chez Michou. 

Pourtant à l’origine, quel scandale que ces cabarets. On s’y comporte comme on n’oserait jamais le faire en société et les mecs parlent avec les filles comme ils ne parleraient jamais à leur bourgeoise. Ce qui fait l’originalité de Paris à la fin du XIXe siècle c’est cette légèreté qu’on ne retrouve nulle part ailleurs. On voit les plus grands noms de l’aristocratie, les plus riches des millionnaires aller s’encanailler en regardant des femmes qui, mon dieu, montrent leurs genoux. 

Ils y admirent le french cancan non pas pour la prestation artistique, même pas pour l’étonnant savoir-faire technique mais parce que les femmes portent des culottes fendues à l’époque, et qu’ils ne sont pas loin de penser que plus les femmes lèvent la jambe haut en dansant le cancan, plus ils ont de chance d’apercevoir l’objet de leur désir. La Goulue est la plus célèbre des danseuses de cabaret et elle fait la gloire du Moulin rouge. L’endroit a été fondé par les frères Joseph et Charles Zidler, qui possédaient déjà l’Olympia. L’établissement ouvre le 6 octobre 1889. Il est installé boulevard de Clichy, dans le jardin de Paris, autrement dit au pied de la célèbre butte Montmartre, longtemps célèbre pour ses moulins qui tournaient au gré du vent pour moudre le grain destiné aux ventres parisiens. 

A son ouverture, la salle est ultramoderne, elle permet notamment une grande nouveauté à l’époque : un changement de scène très rapide, ce qui permet de multiplier les tableaux et donc d’imaginer carrément un show. Aux côtés de la Goulue, on s’épate de voir danser la môme Fromage, Grille d’Egout, Nini pattes en l’air et on se marre avec les numéros de cirques notamment celui du pétomane qui fait hurler de rire la salle abreuvée au champagne. Mistinguett fera à son tour les belles heures du Moulin plus de 20 ans après la Goulue. Plus de 100 ans après ses débuts, le Moulin reste le plus célèbre des cabarets parisiens.