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Marie Marvingt, une femme incroyablement audacieuse, pionnière de l'aviation.
Marie Marvingt, une femme incroyablement audacieuse, pionnière de l'aviation. © Getty

Marie Marvingt, "la fiancée du danger"

Diffusion du mardi 7 novembre 2017 Durée : 4min

Nous nous arrêtons à Verdun pour en rappeler l’histoire et dire comme la ville est belle et digne d’un beau voyage de nos jours. Puis, Nous partirons à Nancy où a vécu l’une des femmes les plus étonnantes de la Grande Guerre, Marie Marvingt, « la fiancée du danger ».

Verdun. Jolie ville dont les racines se perdent dans la nuit des temps puisque les Gaulois y vivaient déjà. La Meuse paresse, les verdunois aussi quand ils prennent le temps d'un bon repas ou d'un verre en terrasse sur le Quai de Londres. Au-dessus d'eux, les jolies rues, la cathédrale Notre-Dame, l'ancien palais épiscopal devenu centre mondial de la Paix, tout autour la nature est chez elle.

L’Histoire de l’Humanité a résonné plusieurs fois à Verdun, d'abord en 843, parce que c’est là, quand on y pense, qu’est née la France lors du traité de Verdun qui partageait l'empire de Charlemagne entre ses trois petits enfants. La Germanie est l'ancêtre de l'Allemagne, la Lotharingie celle de la Lorraine et la Francia occidentalis deviendra la France. Un peu plus de 1000 ans plus tard, ces trois parties vont se retrouver lors des plus grands orages de l'Histoire : en Lorraine, la France, l’Allemagne et leurs alliés s'affrontent dans un énorme combat, de 300 jours et 300 nuits, à partir du 21 février 1916 à 7H15, 40 millions d'obus s’abattent sur Verdun « Les allemands n'ont pas passé » comme disaient les poilus.

De nos jours la paix est revenue et Verdun est magnifique, elle n'est pas qu'un lieu de mémoire, elle est une ville vivante et passionnante qui a énormément à offrir au cœur du département de la Meuse, le jardin du Grand Est. Depuis 1920, au large de Verdun, l'ossuaire de Douaumont veille sur les héros, dans ses entrailles reposent, mêlés, les corps de 130 000 soldats de toutes nationalités et de toutes religions. Tout autour la nature a repris ses droits, des forêts immenses recouvrent le sol de la bataille, c’est en approchant qu’on découvre que le sol est creusé, évasé, toujours abimé plus de 100 ans après. Dans ces forêts, sur les ruines de villages qu’on n’a jamais pu reconstruire et autour de la ville, on trouve des orchidées, on en n’avait jamais vu avant 1916, elles ont fleuri après la bataille, dans le silence.

Marie Marvingt est de celles et ceux qui ont entendu le terrible orage. A plus de 150 kms de là, à Nancy où elle habitait, on entendait le grondement sourd des canons de Verdun. Impressionnant, mais il en fallait plus pour impressionner celle que la France entière surnomme « la fiancée du danger ».