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Carte du département de la Creuse où est né Guillaume Pot de Rhodes
Carte du département de la Creuse où est né Guillaume Pot de Rhodes © Getty

Naissance d'un code de bonne conduite à la cour des rois de France

Diffusion du jeudi 7 décembre 2017 Durée : 5min

On part à la découverte de la Creuse. Très chouette département qui offre bien plus de plaisirs pour les touristes qu’on veut bien le dire. Et nous y rencontrons Guillaume Pot de Rhodes, l’homme qui, le premier, a écrit le code qui régissait les comportements à la Cour de France : l’Etiquette.

La Creuse, c’est la terre de Guillaume Pot de Rhodes, c’est pour lui que le roi de France Henri III a créé la charge de « grand maître des cérémonies de France » en 1585, son job ? Établir les règles de la Cour de France. Qui a droit à quel honneur ? Qui peut prétendre à telle ou telle place en présence du roi. Qui peut s’asseoir, qui ne le peut pas ? Cet ensemble de règles régissait la vie en présence du roi de France, Guillaume Pot de Rhodes a été le premier à le codifier. Ce code, intimement lié à la monarchie, avait un nom curieux : on l’appelait « Étiquette ».

Louis XIV en a fait une arme pour flatter les nobles et les empêcher de se révolter, passionnés qu’ils étaient de se faire valoir grâce à l’honneur de vivre auprès de la personne sacrée du Roi soleil. Cet honneur on l’avait par la naissance, ou en l’achetant. Au petit matin, des privilégiés qui avaient payé fort cher ce qu’on appelait un « brevet d’affaires », avaient la joie de passer devant tout le monde pour entrer dans la chambre du roi et de rencontrer Louis XIV assis sur sa chaise d’affaire, autrement dit faisant ses besoins du matin. Même s’asseoir était un privilège, il fallait être au moins duchesse, telle cette jeune femme qui a épousé un duc laid et réputé à la cour pour avoir tout fait en matière de sexe, même l’impensable. Au lendemain de ses noces, elle entrait dans un salon de Versailles et demandait le tabouret auquel (Après la nuit de noces terrible qu’elle avait vécu ) elle avait droit. Madame de Sévigné avait alors lancé à la cantonade « qu’on lui donne elle l’a bien mérité ! ».