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Philippe Noiret.
Philippe Noiret. © Getty

Philippe Noiret, l’enfant du nord amoureux du sud-ouest

Diffusion du mercredi 18 avril 2018 Durée : 5min

nous survolons le département du Nord et Lille bien sûr, la belle qui a vu naître un grand talent : Philippe Noiret. Nous en redécouvrirons la carrière passionnante.

Le Nord c’est l’inattendu. Un ciel de bord de mer, qui vous offre une rincée de janvier en juillet et un soleil pétillant de malice en plein février. Les mouettes et les pigeons en même temps. Des villes au passé prestigieux et qui sont pleines de jeunesse. Lille, évidemment, Cambrai ou martin et martine ne se lassent pas donner l’heure dans l’un de ces beffrois tous différents et plus beaux les uns que les autres et qui sont autant de phares et qui constellent le département du Nord.

Le premier homme en couverture de « Elle »

Inimitable Philippe Noiret, né à Lille en 1930, son enfance est voyageuse, mais le Sud-Ouest emporte son cœur quand tout jeune ses parents s’installent à Toulouse. C’est le point de départ d’un amour de la région qui l’amènera à s’installer du côté de Montréal à côté Carcassonne. Détecté par Jean Villar et Gérard Philippe après une audition qu’il passe à l’âge de 23 ans, il commence par le théâtre. Le cinéma vient plus tard. Pas son truc au départ d’ailleurs, mais il dépanne en remplaçant Georges Wilson dans le premier film d’Agnès Varda. Il déteste se voir. Il lui faudra même du courage pour dépasser ça et continuer. Heureusement les autres voient à sa place comme il est doué. Noiret bosse avec les plus grands, Louis Malle, Hitchcock, Bertrand Tavernier bien sûr, mais aussi Claude Zidi, Claude Berry et tant d’autres. La carrière de Philippe Noiret est aussi originale et passionnante que lui. C’est le premier homme en couverture de « Elle » en 1978.

Se considérant comme un artisan, Noiret est toujours resté simple, ce qui explique qu’il a toujours eu une place à part dans le cœur du public. Parlant de lui à la troisième personne dans son livre « Mémoire cavalière », Noiret, sans jamais se prendre au sérieux raconte sa vie, des anecdotes, en toute modestie, et nous laisse cette phrase qui le résume si bien « il était d’abord habité par cette noble ambition de divertir son prochain, envie qu’il est de bon ton, chez certains, de prendre de haut ».