Ils ont fait l’Histoire !

Le samedi à 13h45

Le fantôme de l'Homme en rouge
Le fantôme de l'Homme en rouge © Getty - Andy445

Quand l’homme rouge hantait le château des Tuileries à Paris

Diffusion du samedi 1 février 2020 Durée : 3min

Les histoires de fantômes c’est toujours flippant non ? On se demande toujours s’il n’y a pas un fond de vérité après tout.Tenez par exemple, cette légende tenace qui parle d’un fantôme qui hantait les Tuileries. « L’homme en rouge »,

Certaines légendes touchent de si près l’Histoire véritable, qu’on peut se demander si, au final, il n’y a pas quelque vérité. Regardez la légende de « l’homme en rouge » à Paris par exemple. Au XVIe siècle, Catherine de Médicis décide de bâtir un palais pas loin du Louvre, à l’emplacement des Tuileries. À l’époque on y trouve les ruines des fabriques de tuiles du Moyen Âge, d’où le nom, ainsi qu’un petit manoir, et un abattoir tenu par un homme nommé Jean L’écorcheur. L’homme refuse de quitter son abattoir. Il considère qu’on ne lui donne pas assez d’argent pour compenser son déménagement. On dit aussi qu’il connaît des secrets de la Reine Catherine, qui l’aurait peut-être bien employé pour ne pas liquider que des animaux. Toujours d’après la légende, Catherine règle le problème en faisant assassiner le boucher. C’est le chevalier de Neuville qui fait le job et larde proprement Jean l’écorcheur de coups d’épée. Maudit par sa victime, il quitte les lieux. Et il est sidéré de revoir Jean l’Ecorcheur, maculé de sang, quelques rues plus loin. Il redonne des coups d’épée. Dans le vide. L’homme disparait. Neuville repart sur les lieux de son crime pour être sûr de n’avoir pas raté son boulot. Il trouve le corps. Mort.  On dit que l’Homme en rouge des Tuileries est le fantôme de Jean l’Ecorcheur. Il apparaît plusieurs fois dans l’histoire, face à des « locataires » du château, à des moments cruciaux de leur vie, et donc de notre histoire puisque c’est le château de ceux qui dirigent la France. On le voit veille du meurtre d’Henri IV par Ravaillac.  Pareil, la veille de la mort du Cardinal Mazarin. En 1792, quelques jours avant la prise des Tuileries par le Peuple de Paris. Madame Campan, femme de chambre de Marie-Antoinette, raconte dans ses mémoires qu’un soir elle tombe sur la reine, blanche comme un linge, qui lui dit qu’elle vient de voir le petit homme en rouge, muet, percer d’une pique un gros cœur sur lequel était écrit « aristocrate ». En 1815, il apparaît à Napoléon avant sa chute, de même en 1823, quelques heures avant la mort du roi Louis XVIII. Enfin, il apparait aussi à l’impératrice Eugénie, femme de Napoléon III, au moment où elle s’enfuit des Tuileries. On raconte que la dernière fois qu’on l’a vu c’est en 1871, lors de la commune de Paris. Il serait apparu à de nombreux témoins une dernière fois lors de l’immense incendie qui a détruit le Palais, avant dit-on, d’engloutir le fantôme dans une tornade de fumée.