Replay du lundi 24 avril 2017

Ils ont fait Paris et sa région : le Quartier Latin d'Irène Frain et Daniel Picouly - 1

Dessin de couverture : Thomas Tessier pour éditions Garnier - 2017
Dessin de couverture : Thomas Tessier pour éditions Garnier - 2017 © Radio France

Au lendemain d’un premier tour… hors normes, une évocation du Paris de mai 68 avec les témoignages croisés de deux écrivains en deux épisodes. Irène Frain et Daniel Picouly se souviennent. Ils évoquent leurs souvenirs d’étudiants parisiens dans Mon Quartier Latin des Editions Garnier. Le livre réunit les écrits d’une quinzaine d’auteurs qui ont tous connu l’effervescence parisienne de mai 68. Interrogé dans le Jardin du Luxembourg pour Ils ont fait Paris et sa région, Daniel Picouly raconte son rêve de petit étudiant arrivant de sa cité : un jour, lui-aussi, il habiterait dans le quartier ! Ne pas habiter avenue Guynemer, face au jardin, était pour lui « une injustice absolue ». Il le traversait alors chaque matin pour rejoindre la faculté d’Assas, il avait remonté auparavant le boulevard Saint-Michel entre deux rangées de CRS… Irène Frain évoque de son côté sa découverte du Quartier Latin, en juin 68. Pour la petite étudiante arrivant de Bretagne, « c’était un mythe ». Elle fait alors « un pèlerinage », va à la Sorbonne où « étaient cachés les katangais » un mois auparavant, parcourt les petites rues tout autour de l’église Saint-Séverin, mais découvre aussi les restaurants chinois et les pizzérias qu’elle ne connaissait pas. « Un territoire totalement exotique, (…) assez adolescent et merveilleux». Bien sûr, les études prennent vite le dessus. Son inscription à la Sorbonne la propulse dans des amphithéâtres « assez exaltés » au contact de « professeurs formidables » dont la future académicienne Jacqueline de Romilly. Mais – devenue professeur, à son tour - elle s’éloignera ensuite de la Sorbonne et du Quartier Latin pour y revenir, des années après, pour son livre sur Marie Curie et son amant Paul Langevin.

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