Replay du jeudi 20 décembre 2018

Anthony, le Picard qui a traduit les Pokémons en breton et appris la langue pour son fils

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Ce futur papa de 26 ans a appris seul le breton pour parler à son futur enfant.

Quelques pokémons en breton d'Anthony Guéchoum
Quelques pokémons en breton d'Anthony Guéchoum - twitter.com/ThonyVezbe

Anthony Guéchoum est développeur web dans une start-up et directeur technique de l'entreprise JollyClick. Ce jeune de 26 ans, né dans l'Oise qui habite Beauvais (60), a fait une partie de ses études à Nantes dans le pays de ses grands-parents. Son seul lien avec la Bretagne historique, bien que plus personne ne parle le breton dans sa famille depuis des générations. Il a pourtant appris la langue avec les livres et la méthode Assimil et a traduit les noms de 150 Pokémons en breton !

En revenant à l’étymologie japonaise, Anthony - alias Thony Vezbe a donné des noms aux personnages du manga et de la série nippone en fonction de leur nature : la mascotte de l'univers Pokémon Picachou - qui est à l'origine une souris - s'appelle luc'hodenn (allusion à logodenn la souris en breton et luc'hed les éclairs). Flameche, le chien rouge devient Kiflam (le chien se dit ki en breton) et Drochyeot est la version armoricaine de Herbizard.

Pour Anthony c'est avant tout un exercice linguistique ludique. Le jeune geek anime aussi un compte twitter "Brezhonadur" sur lequel il laisse chaque jour un mot ou une expression en breton avec sa traduction mise en image : soubenn pour la soupe, aon pour la peur ou rogentez pour l'arrogance. Avec un rêve, parler à son futur enfant en breton et utiliser la langue bretonne le jour où il s'installera peut-être en Bretagne.

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