Replay du jeudi 2 février 2017

Le garde-manger solidaire

Une autre façon de faire des dons alimentaires

C’est dans le 12e arrondissement parisien que cette petite merveille de solidarité a pris ses quartiers. Pour ceux qui se demandent à quoi ça ressemble, c’est comme une armoire, comme celles que vous avez dans vos cuisines. Sauf qu’ici, ce placard n’appartient à personne en particulier mais à tout le monde.

D’ailleurs il n’y a pas qu’un placard. Il y en a 3. 3 contenants au design différent. Il a fallu trois mois de réflexion, une trentaine de bénévoles, des financements participatifs et l’aide d’un collectif d’architectes pour mettre en place ce garde-manger.

A l’intérieur

A l’intérieur, vous y trouvez des dons alimentaires non périssables, comme du riz, des conserves, des pâtes, des boites de sauces tomates ou encore des bouteilles de lait. Ce garde-manger a été inauguré le 17 décembre dernier, et à ce jour, au bout d’un mois et demi, le succès est au rendez-vous…

Le concept a déjà fait ses preuves. Cela fait quelques années que le principe existe ailleurs et pour tout vous dire je me demandais bien quand est-ce qu’on allait l’importer. Vous trouvez par exemple en Inde, des réfrigérateurs solidaires à proximité des restaurants. A la fin des services, les restaurateurs y déposent les plats invendus. En Allemagne, en l’occurrence à Berlin, vous trouvez aussi plusieurs frigos solidaires sur les trottoirs de la ville. Les américains installent d’eux-mêmes des petits garde-mangers devant leurs portes avec quelques denrées pour que les gens dans le besoin se servent. Il ne manquait plus que nous et c’est enfin chose faite !

Cap ou pas cap

A l’origine de la création de ces boites au cœur de Paris, vous trouvez « Cap ou pas Cap ». La structure est déjà spécialisée dans les projets solidaires. « Cap ou pas cap » a mis en place il y a quelques temps une sorte de boite à dons, une boite dans laquelle vous déposez des objets, des livres, des vêtements. Cette caisse est un carton plein et enregistre près de 100 objets mis en circulation et réemployés par heure.

Face à ce succès, l’association a eu envie de reproduire l’expérience mais avec des aliments. Et au regard de la fréquentation, on ne peut que les féliciter. Alors, le but est bien entendu de permettre à toute personne ayant besoin d’un produit alimentaire d’urgence de pouvoir se servir, mais n’oublions pas que le projet s’inscrit aussi dans le cadre d’une lutte contre le gaspillage alimentaire. Pourvu que ce ne soit que le 1er d’une longue série…

► Aller + loin : le site internet de « Cap ou pas cap »

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