Replay du mardi 11 mai 2021

Grégory Hugue, secrétaire régional du syndicat Alliance Police

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Un hommage national sera rendu ce mardi après-midi au policier tué à Avignon. Un drame qui secoue une nouvelle fois le monde des policiers. Une réunion de crise s'est tenue lundi soir à Matignon entre les syndicats de policiers, Jean Castex et les ministres de l'Intérieur et de la Justice.

Grégory Hugue est le délégué syndical du syndicat Alliance pour la région Limousin
Grégory Hugue est le délégué syndical du syndicat Alliance pour la région Limousin © Radio France - Nicolas Blanzat

Il se dit "satisfait, même nous aurions aimé en entendre et en obtenir plus". Ce mardi matin, sur France Bleu Limousin, Grégory Hugue secrétaire régional du syndicat Alliance Police réagit à l'issue de la réunion de crise qui s'est tenue la veille au soir à Matignon entre les syndicats de policiers, Jean Castex et les ministres de l'Intérieur et de la Justice.

Le policier corrézien reste vigilant. "Ça reste des annonces, des annonces n'ont jamais empêché des délinquants ou des criminels de passer à l'acte. Ce sont les sanctions qui en découlent qui les empêcheront de passer à l'acte", résume Grégory Hugue. 

Le gouvernement s'est engagé lundi soir à faire passer à 30 ans la peine de sûreté pour les personnes condamnées à perpétuité pour un crime commis contre un policier ou un gendarme, à limiter strictement les possibilités de réduction des peines pour les agresseurs de membres des forces de l'ordre et la création d'un "délit spécifique" qui les réprimera "plus durement".  Les refus d'obtempérer seront en outre "punis plus fortement", a dit Jean Castex. 

"La peine de sûreté va pour ceux qui seront condamnés à des actes criminels, comme l'acte odieux contre notre collègue à Avignon, mais le quotidien des policiers c'est aussi des insultes, des agressions physiques qui ne vont pas jusqu'au meurtre. Nous ne voulons pas attendre d'en arriver à ces faits extrêmes. On aimerait que la sanction soit automatique dès le premier événement pour casser cette logique d'évolution dans l'intensité des agressions. On a tendance à banaliser, avec ce qu'on appelle, nous, la politique de l'excuse." 

Face aux réactions de syndicats de magistrats, comme le Syndicat de la Magistrature qui parle de " poudre aux yeux, la plupart des mesures annoncées existent déjà", le syndicaliste comprend leur mécontentement, mais ne veut pas opposer police et justice et rappelle que si parfois "la réponse pénale n'est pas au rendez-vous, c'est peut-être aussi qu'ils n'ont pas les moyens suffisants de travailler".

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