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L"aéroport de Toulouse-Blagnac a enregistré 9.6 millions de passagers en 2018.
L"aéroport de Toulouse-Blagnac a enregistré 9.6 millions de passagers en 2018. © Radio France - Bénédicte Dupont

L'aéoport de Toulouse-Blagnac est-il à vendre?

Diffusion du vendredi 25 janvier 2019 Durée : 2min

Depuis quatre ans, le principal actionnaire de l'aéroport est Casil Europe, un consortium composé d'un constructeur d'infrastructures chinois, et d'un fonds d'investissement hongkongais. Casil Europe a donc acheté en avril 2015, 49,99% des parts de l’aéroport toulousain. Il est principal actionnaire mais pas majoritaire, c'est important. Les Chinois ont bien essayé de dépasser les 50% qui leur auraient donné en quelque sorte les pleins pouvoirs en rachetant la part de l'Etat (10,01%) mais pour l'instant, ça ne s'est pas fait, grâce à la pression continue des actionnaires locaux, ceux qui possèdent les 40% restants : la CCI (25%) et à parts égales la région Occitanie, le Département de la Haute-Garonne et la Métropole de Toulouse (5%). 

C'est cette part de 49.99% que les Chinois souhaitent vendre. Evidemment, ils comptent bien se faire de l'argent : on parle d'une mise à prix à 500 millions d'euros. Sachant qu'ils ont déboursé 308 millions d'euros il y a quatre ans, cela ferait une jolie plus-value. Selon La Dépêche, ça va aller très vite, puisque le dépôt des offres de reprise aurait pour date limite le 6 février.

Parmi les repreneurs possibles, on peut imaginer ceux qui se sont déjà montrés par le passé : avant que les Chinois n'arrivent, Aéroports de Paris et Vinci Aéroports s'étaient positionnés. L'an dernier, la Caisse d'Epargne Midi-Pyrénées, la Banque Populaire Occitane et Natixis avaient, ensemble, proposé de racheter des parts ensemble. Ce sont ces banques d'ailleurs qui prêtent de l'argent à Casil Europe pour réaménager l'aérogare. Voilà pour l'option privée, et puis il y a l'option publique ou publique/privée. Par exemple : que l'Etat rachète les parts de Casil Europe, option difficilement envisageable; ou alors un compromis où interviendraient la Caisse des Dépôts (publique) et un opérateur privé du type Aéroports de Paris.