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FRAM avait été placé en liquidation judiciaire en 2015.
FRAM avait été placé en liquidation judiciaire en 2015. © Radio France

Le voyagiste toulousain Fram est (encore) à vendre

Diffusion du mercredi 7 février 2018 Durée : 2min

FRAM va à nouveau faire ses valises. LBO France, l'actionnaire principal du voyagiste toulousain, a décidé de le céder tout comme sa maison mère Karaval/ Promovances. Détails.

Qui pour racheter FRAM? Le voyagiste toulousain est encore à vendre.

En 2015 en effet, FRAM avait déposé le bilan puis avait été cédé à la société Karavel / Promovacances sur décision du tribunal de commerce de Toulouse. L'actionnaire principal de Karvavel et Promovacances - LBO france-  avait à l'époque mis sur la table seulement 10 millions d'euros pour FRAM.

" C'est la vie des entreprises"

Cette fois c'est donc LBO France qui a décidé de confier un mandat de vente à la banque Rothschild pour ses trois sociétés touristiques ; un pôle qui est passé de 730 millions d'euros à 520 selon les Echos, dont 170 millions pour FRAM.

Le voyagiste toulousain n'est d'ailleurs toujours pas à l'équilibre.  Promis pour 2017, il ne devrait être atteint qu'en 2019. Il faut dire que FRAM a subi de plein fouet les attentats au Magreh et sur le pourtour méditerranéen, autrefois privilégiés par les touristes français, même si les ventes repartent.

Dans une interview à l'écho touristique, Folco Aloisi, le cofondateur de Karavel, la maison mere de FRAM se veut rassurant.

Nous avons déjà eu quatre actionnaires différents.  (...) Les actionnaires achètent et vendent, ils restent entre trois et sept ans. (...) C'est la vie des entreprises...

Pour lui la transaction devrait être bouclée d'ici juin.

Incertitudes concernant l'emploi

Plusieurs noms circulent concernant le rachat de FRAM.
D'abord Marietton ; le groupe lyonnais avait racheté le branche affaires de FRAM en avril dernier.

La filière française du groupe allemand TUI, numéro un mondial des tours opérateurs serait aussi intéressée. Le géant du tourisme est très offensif : il a déjà lancé un mouvement de concentration avec le rachat de Look Voyages et Vacances Transat en 2016.

Concernant l'emploi, pour l'instant on ne sait pas s'il y aura des licenciements. La direction ne veut pas s'exprimer, les syndicats eux-mêmes disent n'avoir aucune information. Mais un rachat est rarement synonyme d'embauche.

Ainsi, en 2015, LBO avait repris 429 des 507 salariés en CDI. Puis la direction leur avait demandé de renoncer à plusieurs avantages, comme les tickets resto,  et avait baissé leurs salaires. 

Mais dans l'écho touristique, le patron de Karavel sous entend que FRAM ne sera pas abandonné car de nouvelles fonctionnalités technologiques devraient être activées sur son site, sans compter les publicités qui tournent en ce moment à la télévision.