Vicente et son père.

L'alerte enlèvement déclenchée pour retrouver Vicente, 5 ans et demi, enlevé à Clermont-Ferrand par son père

L'édito de Jean-Laurent Bernard

BLEU NATIO WEB - Edito. Faut-il s'attendre à un nouveau tour de vis budgétaire dans les mairies après les élections municipales?

L'édito de Jean-Laurent Bernard

Tous les jours, Jean-Laurent Bernard, le rédacteur en chef de France Bleu Provence, réagit à un fait d'actualité. Retrouvez son édito.

Oui, c'est inéluctable . Pour le moment, le gouvernement se contente de promener le chien en assurant que rien n'est décidé, que les discussions se poursuivent, bref, on cause mais il ne faut se faire aucune illusion.

L'état est fauché, il participe directement à la vie des communes, des départements ou des régions via les fameuses dotations de fonctionnement. Sous la pression de Bruxelles et d'un endettement non maitrisé, la France devra tailler dans ses budgets.

Evidemment pas question de faire peur aux électeurs en plein campagne municipale . Même si au lendemain du second tour, il n'y aura pas de tour de magie pour renflouer les caisses. Le problème c'est que bien des candidats oublient d'expliquer qu'avant de pouvoir réaliser le moindre programme, il faut d'abord assumer et donc payer ses obligations.

Que ce soit l'école, la propreté, l'aide sociale, l'entretien des rues, les transports en commun, chaque élu sait parfaitement à quel point les finances publiques sont aujourd'hui essorées. Notre pays s'est engagé sur 50 milliards d'économie, cela se ressentira tôt ou tard, il n'y aura pas de miracle.

Toute la question est de savoir si le gouvernement aura le courage d'aller au bout de la restructuration en regroupant via les métropoles des communes et même une partie des compétences des conseils généraux. Ou en fusionnant des régions.

Cette urgence sans cesse reportée notamment parce que les élus qui seront moins nombreux après une telle réforme n'y sont pas vraiment favorables. Pourtant tout démontre qu'il y aurait là de vraies économies, à construire dans la sérénité plutôt que le couteau sous la gorge, si les finances publiques venaient à couler plus encore.

Edito JL Bernard 28.02.14 - BLEU NATIO WEB