Edito -L'UMP oscille entre risque d'explosion, recherche d'un chef, dépôt de bilan et déception des électeurs.

L'édito de Jean-Laurent Bernard

Où va l'UMP ? Au gré des humeurs de ses trop nombreux chefs et prétendants, du retour presque quotidien de Nicolas Sarkozy, de ses démêlées judiciaires et de l'attente lassée de ses électeurs.

Vous connaissez la chanson : tout va très bien Madame la Marquise, et bien l'UMP applique à la lettre cette célèbre contine, il y a le feu à tous les étages mais le moral est excellent, la plus grande fraternité règne au sein de cette UMP qui tremble chaque jour entre nouvelles révélations sur sa gestion, retour au premier plan de Nicolas Sarkozy et surtout dégringolade dans l'opinion publique. Si cela continue, il ne sera plus question de construire un programme de gouvernement mais plutôt de sauver la peau d'un parti qui depuis trop d'années cache toutes ses rancœurs internes sous le tapis des faux semblants. A l'évidence ce bazar explosif n'est pas pour déplaire à Nicolas Sarkzoy qui tisse patiemment la toile du recours. Le rêve de tous ceux qui sont sortis du présent pour s'installer dans le passé.

L'UMP n'est pas un perdreau de l'année

Reconnaissons que les dirigeants actuels de l'UMP lui facilitent bien la tâche. Si l'UMP n'a pas encore publié son avis de décès, il n'empêche que les vautours commencent à tournoyer. Du Front National à l'UDI, sans oublier le PS, trop content de voir le discrédit changer de camp. Le plus grave vient sans doute de la surdité aveugle des dignitaires de l'UMP qui n'ont toujours pas compris que la très mauvaise santé politique du président de la république, du gouvernement et du parti socialiste ne lui redonnent en aucun cas une nouvelle jeunesse. Critiquer la gauche qui cumule les défaites électorales ne transforme pas pour autant l'UMP en perdreau de l'année à même de faire rêver et adhérer une opinion publique désabusée. La droite ne peut plus échapper ni à l’inventaire ni à la cohérence de son discours et donc de son programme. 

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