Replay du dimanche 21 février 2021

Démarrer son jardin potager et fruitier

- Mis à jour le

Commencer un jardin, individuel ou collectif, pour se détendre ou se nourrir. Les jardins potagers et les vergers attirent de plus en plus d’adeptes. C’est une activité de plein air qui sent bon la nature.

potager
potager - Jacques Ginet

Pour commencer :

Il faut choisir un emplacement lumineux, bien ensoleillé, avec un sol de bonne qualité et surtout non pollué. 

Le sol. 

Il est définit par sa structure physique, un mélange de trois composants : 

La "fraction" argile.

Très fin, fait de particules de moins de 2 microns. Il retient bien l’eau et les éléments nutritifs mais il est très colloïdal et imperméable.

Les limons (fins ou moyens).

Un peu plus grossiers que l’argile, ils sont moins imperméables mais sont parfois « battants ».

Les sables fins ou grossiers (jusqu’à 2mm).

Ils sont très filtrants, aérés, faciles à travailler mais ne retiennent pas bien l’eau ni la nourriture.

Le sol est aussi caractérisé par :

Sa composition chimique et son taux de matière organique. Celle-ci améliore sa capacité à retenir l’eau et les éléments nutritifs en se combinant avec les particules d'argile. Elle améliore ainsi l’aération du sol. On appelle cela le « pouvoir tampon ».
Son taux, pour un jardin devrait varier entre 2 et 5 %.

Comment se faire une idée de sa structure ?

On peut assez facilement estimer la structure physique par le test du « boudin ». On fait un boudin entre les paumes des mains avec un peu de terre humidifiée et on essaie d’en faire un anneau.
Si  l’anneau se fait bien sans craquelures, le sol est fortement argileux (20 % et plus).
Si l’anneau est craquelé c’est plutôt limoneux.
Et enfin s’il n’est pas possible de fermer l’anneau il y beaucoup de sable, 50 % et plus. 

Pour la partie chimique 

La végétation naturelle permet parfois de deviner la présence de calcaire et on peut aussi avoir une idée de l’acidité du sol avec des petites bandelettes de pH, mais pour avoir plus de précisions sur la richesse et l’équilibre en éléments nutritifs, il faut une analyse en laboratoire.

Fiche d'analyse de sol en laboratoire
Fiche d'analyse de sol en laboratoire - Jacques Ginet

La pollution.

On l’a longtemps oubliée, mais les éléments chimiques contenus dans un sol peuvent aussi être dangereux pour l’environnement, les cultures et par ricochet pour la santé des consommateurs des produits du jardin.

Que sait-on sur ce sujet ? 

L’ADEME, Agence française de défense de l’environnement, a commencé des études sur la pollution des sols depuis une dizaine d’année et des chercheurs de l’INRAE, Institut français de recherches agronomiques, se sont penchés sur le problème des jardins urbains. En octobre 2020 un groupe a publié aux éditions QUAE un livre intitulé :
" Les sols urbains sont-ils cultivables ? "

Livre publié aux éditions QUAE sur la pollution des sols des jardins urbains
Livre publié aux éditions QUAE sur la pollution des sols des jardins urbains - Jacques.Ginet

On se rend compte que les jardins citadins, collectifs ou privatifs sont souvent aménagés sur des sites fortement pollués.
Cadmium, plomb, zinc, cuivre et arsenic ou mercure sont les principaux éléments simples parfois retrouvés en forte concentration dans les analyses.
On retrouve aussi des hydrocarbures et des produits de synthèse. 

Et les composts ?

Très surprenant, les études montrent que les composts amateurs sont sources de pollutions. Les raisons en sont multiples mais ils recyclent à peu près tous les polluants que les cultures absorbent et en ajoutent parfois avec des apports exogènes.

IL serait bon que chaque collectivité possède et chaque association de partage de jardins connaissent ce document d'information.

N'hésitez pas à appeler France Bleu Isère le dimanche matin  entre 9 et 10 heures pour poser vos questions sur le jardin ou sur vos  plantes d'appartement. s

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