Replay du dimanche 14 février 2021

Il est temps de semer nos tomates

- Mis à jour le

En salade, en coulis ou en morceaux, farcie ou en apéritif, sous toutes ses formes, la tomate est devenue la reine de nos assiettes. Il est temps de la semer.

Tomates du jardin
Tomates du jardin - Jacques Ginet

Pourquoi semer si tôt ?

La tomate est une plante qui vient d’Amérique du Sud. Elle a besoin de beaucoup de soleil. Il faut entre 4 et 8 semaines entre la fleur fécondée et un fruit mûr.
Comme la première grappe de fleurs se situe entre la 7ème et la 10ème  feuille, on comprend aisément que pour avoir des fruits mûrs en juillet il faut les semer très tôt en saison. 

Comment démarrer la culture ?

Le semis doit se  faire au chaud. La température d’un appartement est bien adaptée à la germination de graines mais en plus il faut de la lumière.
Un éclairage d’appoint allumé en permanence pendant la semaine de germination accélère la levée. 

Dans quoi semer ?

On peut semer les graines dans des godets, en mottes compressées, mais c’est en caissette que le semis impose le moins d‘encombrement. Une simple caissette en polystyrène (barquette de supermarché) peu convenir en faisant quelques trous au fond. Un petit sac de terreaux de feuilles fait maison ou de terreau de semis fera l’affaire.
Il est préférable d’éviter les composts maison ou du commerce en raison des germes de maladies qu’ils peuvent contenir.

Matériel nécessaire au semis. Caissette, terreau, planchette pour "plomber" graines et feuille de papier épaisse.
Matériel nécessaire au semis. Caissette, terreau, planchette pour "plomber" graines et feuille de papier épaisse. - Jacques GINET

Comment procéder ? 

On installe une petite couche drainante en fond de la caissette, un peu de refus de tamisage de terreau convient très bien. 

Par dessus on répand une couche de terreau allant jusqu’à 1,5 cm du haut de la caisse, recouverte d’une mince couche de terreau tamisé. 

On égalise avec une réglette et on « plombe » en appuyant très légèrement sur la surface avec une planchette. 

Quand le lit de semence est prêt on sème les graines, pas trop serrées (1/2 centimètre environ entre les graines). 

Puis on recouvre les graines d’une mince couche de terreau tamisé que l’on plombe à nouveau sans appuyer.

Doit-on arroser ?

Il est préférable de procéder par « trempage », en  plaçant la caissette dans une bassine avec une petite quantité d’eau afin que l’humidité remonte doucement dans le substrat sans déranger les graines. 

On voit, de gauche à droite, un changement de couleur du terreau qui passe du brun-roux au au brun foncé avec des point brillant. Le substrat est humide au toucher
On voit, de gauche à droite, un changement de couleur du terreau qui passe du brun-roux au au brun foncé avec des point brillant. Le substrat est humide au toucher - Jacques GINET

Il faut surveiller cette étape et sortir la caissette de l’eau dès que terreau est humide en surface mais avant qu’il ne soit vraiment mouillé. Il est assez facile à repérer le bon moment. 

Et ensuite ?

Comme le terreau ne monte pas tout à fait jusqu’au rebord de la caisse, on peut couvrir avec une plaque de verre ou de plastic transparent, ce qui maintiendra une ambiance humide pour les graines. 

Mais il faut penser à retourner cette plaque une ou deux fois par jours pour éviter l’excès de condensation.
Ne pas oublier d'étiqueter la caissette avec la variété et la date de semis.

En une semaine environ, les premiers cotylédons apparaitront (ce ne sont pas des feuilles mais des réserves de nourriture de la graine). Il sera temps de retirer la plaque pour aérer et donner de la lumière aux plantules. 

Plus tard, quand les deux premières vraies feuilles seront apparues, les jeunes plants pourront être mis en pots pour continuer leur élevage à l’abri du gel jusqu’à leur installation au jardin. 

Quelles graines semer ? Ses propres récoltes, des graines achetées, de variétés anciennes ou des hybrides ? 

Chacun voit midi à sa porte. Mais il est certain que les graines achetées chez des marchands grainiers ont fait l’objet d’une sélection beaucoup plus rigoureuse que celle qui a pu être faite par un amateur. 

Les variétés classiques commercialisées , comme Saint Pierre, Marmande, Roma, Cœur de bœuf, cornue des Andes, etc. proviennent de cultures « régénérées » par des professionnels. 

Et les « F1 » ?

Les variétés hybrides F1, elles, sont un peu particulières car elles ne peuvent pas se reproduire fidèlement, mais elles sont le fruit d’un important travail de sélection des caractères génétiques dans le but d’améliorer les qualités gustatives, la précocité ou la résistance aux maladies. 

De fausses informations circulent fréquemment. Non, les hybrides F1 ne sont pas des OGM.

En effet c’est Le moine autrichien Johann Gregor MENDEL qui a mis au jour cette particularité des hybrides en découvrant les lois de l’hérédité au milieu du XIXème siècle (les lois de Mendel)  , bien avant qu’on ne découvre les chromosomes, les gènes (1909) et autre nucléotides. 

Les hybrides F1 sont obtenus pas simple croisement de deux lignées dites "pures". Elles bénéficie de l’effet naturel d’hétérosis ou hétérozygotie qui permet à une génération fille (F1) d’avoir des cratères génétiques supérieurs à ceux des deux parents.

N'hésitez pas à appeler France Bleu Isère le dimanche matin entre 9 et 10 heures pour poser vos questions sur le jardin ou sur vos plantes d'appartement. 

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