Replay du mardi 7 mai 2013

Un habilleur des gendarmes au bord de la faillite.

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Depuis la mise en place d'une directive européenne qui interdit le versement d'une prime d'habillement aux gendarmes, une petite entreprise de Thionville est en grande difficulté. Après avoir licencié une partie de ses salariés, le patron lance un appel à la générosité.

Michel Franchini, patron de la PME de Thionville
Michel Franchini, patron de la PME de Thionville © Radio France

Fin 2011, Bruxelles a imposé à la Gendarmerie Nationale de respecter la règlementation sur l'attribution des marchés publics. Et en janvier 2012, la prime d'habillement des gendarmes a disparu. Désormais, les gendarmes ont un compte chez un grossiste de Toulouse auprès duquel ils doivent tous passer commande. Du coup, l'habilleur de Thionville ne vend quasiment plus. Toutes les commandes de képi, bottes et autres pantalons lui passent sous le nez.  La maréchaussée préférant se fournir chez un grossiste de Toulouse en capacité de répondre à de plus grosses demandes. Conséquence de cette baisse d'activité, Michel Franchini a du licencier 5 de ses 8 salariés et aujourd'hui, son entreprise est en redressement judiciaire. Une histoire racontée par Pierre Emparan de France Bleu Lorraine