L'histoire du jour de Michel Cardoze

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Michel Cardoze
Michel Cardoze © Radio France - France Bleu Gironde

1972, début décembre, l’opinion bordelaise se passionne : qui a tué la vieille dame de Caudéran.

Diffusion du mardi 18 décembre 2018 Durée : 2min

1972, début décembre, l’opinion bordelaise se passionne : qui a tué la vieille dame de Caudéran ?

Paul Philippon, journaliste comme on en fait plus, vieux routier des tournées de commissariats, imper crasseux et boyard éteinte aux lèvres, conclut son papier : "en vérité tout est étrange dans cette affaire. Vraiment tout" On devine le journaliste, détective expérimenté, informé à bonne source ; il a sa petite idée. Madame Saint-Amont, vivant avenue de Mérignac à Caudéran a été découverte dans une mare de sang par son gendre, alerté par une voisine, elle-même prévenue par un visiteur de l’œuvre de St Vincent de Paul inquiet du silence de sa pratique…Les médecins légistes, dont le professeur Doignon, de bonne mémoire, sont formels : la dame a été étranglée et frappée au crâne. Les policiers fouillent et vont jusqu’à faire curer un puits situé dans le terrain vague voisin. L’arme du crime pourrait se trouver au fond du puits, comme la vérité ! Dans la même édition de Sud-Ouest, Florence Mothe, alors critique musicale, rend compte d’un gala de la presse au Grand Théâtre (encore la « saison » bordelaise, chic et mondaine, comme on disait alors !) et elle a cette belle phrase à propos du pianiste de concert Giorgy Cziffra, échappé de Hongrie : «sous ses doigts, on découvre que le pays natal reste une écharde au cœur de l’homme ». Notre confrère Jean Gérard Maingot, Président de la Société des journalistes girondins avait accueilli les autorités, civiles et militaires, comme on disait encore,  au bas des marches d’un Grand-Théâtre archi comble. Toute une époque !!