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Paule Guillou, invitée de 5 colonnes à la une
Paule Guillou, invitée de 5 colonnes à la une - Capture écran INA.fr

Dans le Bordeaux de l'après guerre, il y eu bien des affaires criminelles comme le procès de Paule Guillou

Diffusion du lundi 4 décembre 2017 Durée : 1min

L’après guerre, voici 70 ans, fut fertile en affaires criminelles, locales, si je puis dire.

Ainsi, le procès en cour d’Assise de la dame Paule Guillou à Bordeaux à l’automne 1946. La famille du docteur Ferlut à Vendays est empoisonnée en 1945. Un an après, Paule Guillou, préparatrice en pharmacie, est condamnée aux travaux forcés à perpétuité à Bordeaux. Au procès : experts et médecins, témoins et amis, se contredisent. L’utilisation de l’arsenic peut avoir été accidentelle, l’arsenic est contenu dans beaucoup de substances, etc…L’affaire criminelle est pimentée d’une histoire d’amour qui tourne mal. Paule Guillou est accusée d’avoir voulu se débarrasser d’un amant. L’accusée est défendue par une gloire du barreau depuis le début du siècle, Maître Louis Chalès, deux fois bâtonnier de l’Ordre. Son duel avec l’avocat général Lamartinière (qui avait requis la peine de mort !) est ponctué d’applaudissements de la foule. A l’annonce du verdict, on crie, on pleure, on s’effondre, on applaudit. L’une dort en prison, les autres vont dîner dans quelque grand restaurant de la ville. Après six années de guerre et quatre ans d’occupation, après les camps et leurs millions de morts, un bon vieux crime passionnel, voilà qui est peut-être rassurant. Le 4 mars 1960, l'émission 5 colonnes à la une avait reçue Paule Guillou, une interview à écouter ici grâce à l'INA.