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L'histoire du jour avec Michel Cardoze

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Les basins à flot
Les basins à flot - © bordeaux.fr

En mai 1968 l’industrie bordelaise est encore bien vivante ! La preuve avec Michel Cardoze

Diffusion du jeudi 17 mai 2018 Durée : 1min

Le visage de Bordeaux en Mai 68, aux alentours du 20 mai est un visage difficile à imaginer aujourd’hui.

Si j’énumère, comme un inventaire à la Prévert : Pétromer, Faso, Semib, Barbot, Sud-Aviation, Fonderies de Bacalan, Lanaverre, Ateliers et Chantiers de Dunkerque, Renault, Saft, Larrieu, Deruuppé, AMB, Bordage, Richier, Arni, Cartonnages de France, Contreplaqués, Grands Moulins…Si j’énumère ainsi, c’est un cortège de fantôme : l’industrie bordelaise était alors vivante et ses ouvriers le prouvaient en manifestant aussi pour son développement, les témoins de cet énorme mouvement peuvent en témoigner. Les archives aussi. Les grands magasins et leurs vendeuses et manutentionnairs se joindront au mouvement : Parunis, Dames de France, Printemps, Nouvelles Galeries, Monoprix, Lanoma, toutes les enseignes baissent le rideau. Mais les grèves ne sont pas unanimes, même si la paralysie générale en donne l’impression. Ainsi aux PTT, on compte 1800 grévistes sur 4000 salariés. 1500 grévistes sur 3000 salariés dans le Bâtiment, 2000 grévistes sur 2300 salariés du Papier Carton. Ces chiffres font rêver ! Bordeaux, qu’as tu fait de ta production industrielle ?? Pour compléter, quelques lignes sur l'histoire de Bordeaux