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Maurice Papon en 1998
Maurice Papon en 1998 © Radio France - © Radio France

Janvier 1998…le procès de Maurice Papon est en cours devant la cour d’Assises de la Gironde.

Diffusion du jeudi 10 janvier 2019 Durée : 2min

Janvier 1998…le procès de Maurice Papon est en cours. Il s’était ouvert le 8 octobre 1997.

La cour d’Assises de la Gironde devait juger l’ancien ministre, ancien préfet de police de Paris, ancien préfet en Algérie, qui avait été secrétaire général de la préfecture de la Gironde sous l’occupation. Il a été accusé, et condamné pour cela, d’avoir facilité les rafles et la déportation des juifs résident ou réfugiés en Gironde ou dans le sud ouest. Au mois de janvier 1998, la cour d’Assises examine la rafle et le 4° convoi d’octobre 1942. Celui où figure Abraham Slitinski, arrêté par la police française à son domicile, rue de la Chartreuse. Son fils Michel, s’échappe par les toits et rejoindra les maquis de la résistance. Plus tard, il contribuera à débusquer le rôle de Maurice Papon, haut fonctionnaire à l’initiative et aux ordres serviles de l’occupant nazi. En ce mois de janvier 1998, l’accusé Papon avait nié son rôle dans la rafle constituant le 3° convoi de déportés, il avait fait valoir qu’il était alors absent de Bordeaux, devant régler la succession de son père décédé à Gretz Armanvilliers, en Seine et Marne. Dans cette rafle et ce convoi de septembre 1942, figuraient deux enfants, de deux ans et cinq mois, -oui, deux ans et cinq mois- arrêtés avec leur mère sur la ligne de démarcation à Mont de Marsan. Internés au camp de Mérignac, Arlette et André Stajner, et leur mère ont disparu à Auchwitz, livrés aux occupants par l’administration préfectorale dirigée par Maurice Papon. Il est vrai que le gouvernement de Vichy avait recommandé de ne pas séparer les enfants de leurs parents déportés. Voyez vous, 77 ans après, je ne trouve pas de mots pour qualifier cela. Pour en savoir plus, écoutez les archives de France Bleu Gironde