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L'histoire du jour avec Michel Cardoze

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Jean-Honoré Olibet (1817-1891)
Jean-Honoré Olibet (1817-1891)

L'histoire bordelaise des biscuits Olibet

Diffusion du lundi 27 mars 2017 Durée : 2min

Les écoliers des années 50 –en rang par deux vêtus de blouses grises- ont chaviré de bonheur au moins une fois dans leur vie d’écolier, grisé par le fumet des pâtes à biscuit Olibet

Les écoliers des années 50 –en rang par deux vêtus de blouses grises- ont chaviré de bonheur au moins une fois dans leur vie d’écolier, grisé par le fumet des pâtes à biscuit lorsque, conduits par leurs instituteurs bienveillants, ils visitaient l’usine Olibet, toute proche de la barrière Saint-Genès. Ah ! les biscuits Olibet, une gloire industrielle bordelaise qui avait conquis Paris et bientôt Lyon, avant d’être rattrapée par la banque et la concurrence. Des « réclames », entendez publicités, vantaient les 25 000 kg de biscuits de la marque consommés chaque jour dans le monde. Il y avait la Gaufrette Triomphe et Pacha et Petit Pacha, sans compter le dining car..l’anglomanie, çà peut payer ! Une autre « réclame » faisait du biscuit Olibet le « trait d’union » des couples à marier. Tout était parti, au milieu du 19° siècle, d’une boulangerie de la rue du Pas Saint Georges et des biscuits à fabriquer pour nourrir les équipages de la marine, nombreux à s’embarquer à Bordeaux pour des traversées de plusieurs mois. Dés le 19° siècle, les Olibet ont mécanisé, industrialisé la fabrication des biscuits, à grand coup de machines à vapeur, de chaudières, de chaînes, de tapis roulant. Le roi du biscuit s’est appelé Olibet. Son nom devint une marque, puis disparut. La dernière biscuiterie de la marque vécut à Terrasson en Dordogne, dans l’actualité économique et sociale jusqu’en 2012… Pour en savoir plus, consultez ce site qui est lui encore vivant !