Replay du jeudi 30 juin 2016

Michel Cardoze raconte la libération de Grignols

Juin 1944, les signes sont désormais irréversibles de la défaite de l’Allemagne nazie. Un exemple, Grignols, en Gironde, un territoire qui se soulève.

La libération de Grignols.
La libération de Grignols. - Editions Privat

La forêt facilite le refuge des réfractaires au service du travail obligatoire (STO) et la constitution de maquis armés ; à la veille du 6 juin, date du débarquement allié en Normandie, les bois fixent des groupes de résistants : le bataillon Mickey du commandant Minvielle,le groupe Maurice Adam, le maquis des Trois Chênes de Pierre Lussac et la 9° compagnie des groupes Vény. On libère Grignols les 9 et 10 juin, la poste et la gendarmerie sont attaquées, ainsi que la perception, les communications téléphoniques coupées, des ponts détruits entre Bazas et Captieux. L’armement des militaires en poste à la gendarmerie est confisqué par la Résistance. Une justice sommaire est rendue qui punit de mort certains collaborateurs des forces allemandes. Les effectifs de la résistance sont multipliés par deux ou trois selon les groupes. La résistance attaque la minoterie de Castets-en-Dorthe et enlève 13 tonnes de farine. Il faut nourrir les combattants de la Libération. J’emprunte ces détails au passionnant ouvrage, sans aucun tabou, d’un collectif d’historiens, paru aux éditions Privat, sous le titre « Eté 1944, la Libération du Lot-et-Garonne et de la Gironde rattachée ».

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