Replay du vendredi 1 juillet 2016

Mérignac, Bouliac, Cadillac, Pauillac pourquoi tous ces "AC". Michel Cardoze nous explique

Vous êtes curieux de savoir le pourquoi des terminaisons en « AC ». Le suffixe AC, est d’origine celte AKOS, mais latinisé entre les 2° et 4° siècle.

Michel Cardoze
Michel Cardoze © Radio France

Tous les noms de lieux, communes ou hameaux en Gascogne, dont le nom se termine en AC, renvoient à leur propriétaire ou exploitant de l’époque d’une Gascogne romanisée. Le suffixe AC, a une valeur d’appartenance, nous disent Bénédicte et Jean Jacques Fénié, auteurs de la Toponymie gasconne aux éditions Sud-Ouest. Ainsi Arzacq renvoie au propriétaire Arsius, Bouliac à un certain Bodollus, Floirac à Florus, Listrac à Lister, Mérignac à Matrinius, Pessac à Peccius, Préchac à Priscius, Valeyrac à Valerius…Tous ces noms désignent des domaines agricoles existant entre les 2° et 4° siècles, siècles que l’on a l’habitude de désigner comme Gallo-romain… Parfois, des vues aériennes à la saison des labours permettent, aux alentours des villages actuels de deviner les traces des vastes maisons, de thermes, des exploitations agricoles d’une riche Aquitaine, qui commerçait avec tout le bassin méditerranéen et jusqu’au moyen orient, par la route et par bateau. Voire avec la Grande Bretagne depuis Burdigala-Bordeaux et ses ports protégés installés sur la Devèze, affluent de la forte Garonne. Bon été à toutes et tous et bonnes lectures !!

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