Émissions Toutes les émissions

Du lundi au vendredi à 7h55

Michel Cardoze évoque le Mériadeck d'autrefois

La rue de galle est quelque part là en dessous....

La rue de Galles a disparu à Bordeaux, elle est ensevelie sous le béton et les immeubles du quartier Mériadeck d’aujourd’hui.

Michel Cardoze évoque le Mériadeck d'autrefois

Les plus anciens d’entre nous ont connu un autre quartier Mériadeck, populaire, animé, industrieux avec des ateliers et de petites usines, entre textile et mécanique, puis une jolie place où se tenait un marché aux puces. Tout se brocantait, des livres, des chiffons, des outils et la vaisselle. Ce quartier était aussi celui de la prostitution bordelaise, entrée de gamme, si je puis dire. J’évoque ce monde disparu parce que c’est un 12 octobre en 1804 que Napoléon a ordonné au préfet de police d’organiser la prostitution dans des « maisons closes ». Bordeaux a eu ses « maisons closes ». En fouillant un peu les archives, on retrouve jusqu’à des cartes de la prostitution à Bordeaux sous l’Occupation. Ainsi rue Galles aujourd’hui disparue, les établissements étaient réservés à la troupe allemande et aux sous-officiers. Rue Lebrun, au numéro 8, entre les rues du Palais Galien et la rue de l’Abbé de l’Epée, la Maison Close était réservée aux officiers italiens. J’aime l’écrivain bordelais Bernard Delvaille qui se souvient, rue de Galles, d’une « façade de mosaïque bleu et or », hammam, fumerie ou café maure, il n’a pas vérifié… Pour en savoir plus sur Berbard Delvaille, suivez ce lien !

Partager sur :