Replay du mardi 3 janvier 2017

Michel Cardoze raconte l'ormée à Bordeaux

Mais où sont donc les ormes d’antan ? On a craint leur disparition, on nourrit l’espoir de les voir à nouveau border les chemins et ombrager les promenades.

Michel Cardoze
Michel Cardoze © Radio France - France Bleu

Les ormes de Bordeaux ont été le décor, à l’emplacement même de l’hôpital Saint-André, de forts rassemblements séditieux. On était en 1651-53, le pouvoir royal affaibli par la minorité de l’encore trop jeune Louis XIV, eut affaire à des révoltes diverses, des « Frondes », la Fronde, dont celle dite de l’Ormée à Bordeaux. L’esplanade avait été plantée en Ormes par l’archevêque qui décida d’ assainir les marais, canalisant le Peugue, drainant cette plaine et construisant le couvent de la Chartreuse. Parmi les dirigeants de l’Ormée, on connaît le curé de Sainte-Eulalie, l’oratorien Louis Bonnet. Au siècle suivant, l’historien local Dom Devienne, un bénédictin, règle ses comptes, et accuse le curé de Sainte Eulalie d’avoir transformé son église en « halle pour assembler les factieux »et son presbytère en « magasin de toutes sortes d’armes ». Mais où sont les ormes d’antan ? Si vous voulez approfondir cette page d'histoire de Bordeaux, lisez cette étude critique de l'ormée à Bordeaux.

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