Replay du mardi 2 janvier 2018

La rue Judaïque monte et descend raconte Michel Cardoze

- Mis à jour le

De la Place Gambetta au Mont Judaïque, la rue Judaïque connaît des sommets.

La longue rue Judaïque de Bordeaux
La longue rue Judaïque de Bordeaux

La rue Judaïque connaît des pentes, elle démarre sur un sommet, la place Dauphine, devenue Nationale puis Gambetta, et passe par un autre sommet, le Mont Judaïque, celui du cimetière protestant, mais entre temps, au droit de la rue d’Alzon, la rue Judaïque cotoit le ruisseau le Caudéran, qui grossit et n’en fait qu’à sa tête par temps de crue, ce qui arrive par exemple l’hiver 1952-53. Le premier janvier 53, les riverains du numéro 100 ont les pieds dans l’eau. On s’interroge gravement : les inondations peuvent-elles être combattues avec succès ? On rappelle « Lou grand aygat des Rameaux » en l’an 1770 et toutes les crues de Garonne, dont celle de 1930…Et puis,  les sociétés de pêche le savent bien, ils font leur bonheur, le département de la Gironde compte 376 cours d’eau, rivières, ruisseaux et affluents. Sur la rive gauche de Garonne, des 10 km de Garoste au 70 km du Ciron en passant par les Jalles de Ludon et Blanquefort, la Devèze, le Peugue, l’Eau Bourde, j’en passe avec les 108 sous-affluents des précédents…Sur la rive droite, j’aime la Vignague et l’Andouille avec ses 13 km, je connais la Pimpine et la Garonelle. Cela nous donne un joli poème, mais en janvier 1953, le chevelu de ce réseau hydrographique déborde et les caves sentaient l’eau sale. Vous pouvez retrouver l'histoire de la rue Judaïque ici.

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