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L'histoire du jour avec Michel Cardoze

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Aujourd'hui, les quais sont une évidence...
Aujourd'hui, les quais sont une évidence... © Radio France - france bleu gironde

« rendons la rivière aux bordelais » ! Qui selon-vous a prononcer cette phrase ?

Diffusion du jeudi 21 juin 2018 Durée : 2min

Les quais de Bordeaux ont bien changés, la preuve avec Michel Cardoze

Habitant des Chartrons, l'Histoire. Je la respecte. Elle est belle. La façade des quais, elle est belle, il faut la sauver. Mais après ? J'arrive aux choses réalistes. Je ne veux pas vivre comme il y a cent ans. Si ma maison existe depuis 248 ans, c'est qu'on est toujours allé de l'avant, autrement on aurait disparu depuis longtemps. Donc, ces quais, on n'a pas à en faire quelque chose de rétro, ce qu'on aurait fait en 1900 quand les dames_pouvaient_se_promener_avec leurs ombrelles. Qui parle ainsi, en juin 1987, voilà trente ans ? Jean-Henry Schyler, alors Président du Port de Bordeaux. La question était donc il y a trente ans de sauver la façade du Port. On savait la rive gauche définitivement à l’écart du vieux trafic portuaire, ce qui en restait campait rive droite, entre silos à grains et hydro-carbures. Il fallait donc savoir ce qu’on ferait des hangars, des grues, des voies ferrées, voire des grilles qui constituaient le paysage portuaire devenu une friche de fait. Jean-Henry Schyler, héritier d’une grande dynastie du négoce bordelais a cette phrase : « rendons la rivière aux bordelais ». Et il rêve d’animations, d’une vie active sur ces quais remodelés. Il songe à Baltimore aux Etats-Unis où des musées, des reconstitutions, des restaurants animent le port historique. Celui qui par ailleurs préside au destin du château Kirwan, un margaux de premier rang, ne veut pas d’une façade des Chartrons où l’on ferait pisser les chiens, selon son expression. Trente ans après, à chacun de juger, entre jogging, restau, lumières de Garonne, commerces et tramway !