L'histoire du jour de Michel Cardoze

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Bruno Sulak ors de son procès
Bruno Sulak ors de son procès © Radio France

1984 : évasion à Gradignan

Diffusion du lundi 11 mars 2019 Durée : 1min

11 mars 1984, Bruno Sulak a prévu de s’évader en hélicoptère de la prison de Gradignan.

La police judiciaire de Bordeaux, bien renseignée par la police de l’air, était au rendez-vous de son complice Jovanovic  au moment où il allait  prendre le vol commandé tout exprès. Comme dans le film Le Professionnel dans lequel il a joué avec Belmondo, une fusillade éclate et Jovanovic est abattu au pied de l’hélico que Bruno Sulak attend à Gradignan. Ce Bruno Sulak fut considéré en son temps comme une sorte d’Arsène Lupin, légionnaire et fils de légionnaire, passant la bague au doigt de la cliente d’une bijouterie qu’il est en train de braquer, ou laissant 10 000 balles à une SDF, jamais une goutte de sang sur les mains. 

Des émissions de télé contribuent à fleurir son parcours spectaculaire. Mais le Lupin des romans ne tombe pas d’une fenêtre de Fleury-Mérogis, peut être un peu poussé par un gardien. Sulak meurt à 29 ans. Le patron des bijoux Cartier, le flamboyant Alain Dominique Perrin dira que les braquages répétés de Sulak ont donné à la marque une visibilité telle qu’aucune campagne publicitaire n’aurait pu assurer. Aujourd’hui le braqueur vedette Sulak est oublié, Cartier court toujours en tête des classements de l’industrie du luxe !