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L'histoire du jour avec Michel Cardoze

Du lundi au vendredi à 7h55 et 12h50

Michel Cardoze vous raconte ce matin les changements de Bordeaux

Diffusion du mardi 29 décembre 2015 Durée : 1min

Dire que Bordeaux a changé, voilà qui est devenu un lieu commun. Mais ce changement recouvre des réalités très différentes.

On oublie parfois que le centre historique, aujourd’hui investi par les restaurants, cafés, commerces de plaisir, fut un lieu d’activité économique, voire industrielle. Les vieilles « réclames » parues dans les annuaires du début du XX° siècle nous rappellent cette réalité qui s’est prolongée jusque dans les années 60 ou 70. Ainsi « The India Rubber, Gutta-Percha …Pneu Persan, inéclatable » était installé au 50 rue Porte Dijeaux. On pouvait commander des « Houilles et cokes, charbons en gaillettes livrés en sacs plombés de 50 kg » au 48 bis cours du Chapeau Rouge. Car Bordeaux se chauffait au charbon il y a encore cinquante ans. La « Marbrerie d’art, cheminées, tombeaux » gitait au 64-66 rue Saint Rémi et enfin les « Grands magasins d’ameublements Léveilley Frères » s’affichaient au 64-68 rue du Palais Gallien. Autre exemple, les Echelles Genriès occupaient une modeste boutique cours Aristide Briand, elles sont aujourd’hui sur le boulevard sud et ailleurs et fournissent toutes sortes d’engin « mont’en l’air » si je puis dire. J’ai même connu les cirages Lion Noir dans une jolie maison de la rue Villedieu, entre Victoire et Saint Genès !