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L'histoire du jour avec Michel Cardoze

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A Bordeaux, en 1808 on consommait 3.5 litres d'eau, aujourd'hui c'est 148 litres !

Par le mercredi 23 mars 2016
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Michel Cardoze
Michel Cardoze

L’histoire des fontaines bordelaises est inépuisable, depuis la Fontaine Bouquière, la première et la seule attestée par une chronique de 1612. En 1808, on consommait à Bordeaaux 3 litres et demi d’eau par jour et par personne. Aujourd'hui, chaque Français utilise en moyenne 148 litres par jour.

 Deux siècles après, en 1808, on consommait à Bordeaaux 3 litres et demi d’eau par jour et par personne. Autant dire qu’on se lavait peu le poil et qu’on se désaltérait avec du jus de la treille à faible degré sans doute mais pas à l’eau fraîche. Le faible nombre des fontaines, une quinzaine tout au plus jusqu’à la fin du 18° siècle, était compensé par une qurantaine de puits publics et autant de privés, généralement dans la cour intérieure des hôtels particuliers et des vastes demeures et entrepôts du quartier de la Rousselle. Il fallait parfois courir à 200 mètres avec son seau ou sa cruche pour voir couler la fontaine ou le puits. D’où ce métier qui fit florès à partir de 1755, les porteurs-marchands d’eau, une vraie corporation qui vécut jusqu’à la création des bornes fontaines en 1857, sous le Second empire. Exit les Porteurs-marchands d’eau. L’approvisionnement en eau de la ville de Bordeaux, qui avait doublé sa population entre 1715 et 1790, fut l’objet d’un débat de fond : fallait il filtrer les eaux de la Garonne ou capter des eaux de sources ? Réponse demain.