L'histoire du jour de Michel Cardoze

Du lundi au vendredi à 7h55 et 12h50

La porte Cailhau
La porte Cailhau © Radio France - Nicolas Fauveau

La porte Cailhau à Bordeaux autrefois

Diffusion du jeudi 14 mars 2019 Durée : 1min

Porte Cailhau : la porte des cailloux.

Difficile à imaginer aujourd’hui un port aux rives en pente douce, les navires à l’encre au milieu du fleuve et des barques ou gabarres légères faisant l’aller retour depuis les navires jusqu’au quai en pente. Entre les deux rivières bordelaises, la Devèze et le Peugue, le quai fut le premier à être pavé en cailloux de rivières pour faciliter l’échouage des barques légères et le déchargement des marchandises. Entre les deux rivières, l’Histoire édifie une Porte, porte d’entrée principale de la ville, c’est la Porte Cailhau, élégante et lustrée dominant un quartier devenu chic, que les plus anciens ont connu plus populaire, actif, négociant, sentant le sel et le vinaigre,  les commis et porteurs courant de dépôts en entrepôts. 

Depuis la place du Palais, où les magistrats se gelaient dans leur Parlement avant la Révolution, partaient encore dans les années soixante des bus brinquebalant qui vous menaient jusqu’à Jonzac ou Pons, le vélo sur le toit pour aller voir le copain dont les parents avaient une maison à Talmont sur Gironde, avec vue sur l’estuaire. Sur la Place du Palais, à l’ombre de la Porte Cailhau, il y avait aussi de lourdes portes de chêne qui menaient à des entresols dont un copain sûr vous avait écrit l’adresse sur un ticket de tram qu’il fallait oublier après usage. Une préhistoire des mœurs toute récente.