L'histoire du jour de Michel Cardoze

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Une fin de course olympique comme on ne peut plus en voir
Une fin de course olympique comme on ne peut plus en voir - United Press

Laure Manaudou est l'invitée de France Bleu Gironde ! L'occasion de parler d'un grand nageur bordelais : Jean Boiteux.

Diffusion du jeudi 21 mars 2019 Durée : 3min

Pendant plus de 50 ans, la France n'aura pas de médaille d'or en natation aux JO !

J’ai appris à nager à la piscine Judaïque, j’y obtenu mon brevet du 25 mètres brasse. Mes exploits sportifs se sont arrêtés là. Le jeudi matin, jour de piscine, lorsque nous sortions du beau bâtiment art-déco, sentant un peu le chlore, sortie par la rue Chauffour, deux paniers municipaux offraient l’un une barre de chocolat et l’autre une tranche de pain. C’était exactement l’année où Jean Boiteux devenait champion olympique sur 400 mètres en nage libre à Helsinki. 1952. Aujourd’hui la même piscine est baptisée Piscine Jean Boiteux. La légende Boiteux s’est arrêtée à Bordeaux où le champion, devenu entraineur et dirigeant des Girondins, est stupidement tombé d’un arbre en 2010. Il avait 77 ans.  Champion, Jean Boiteux devait fatalement le devenir car il avait la natation dans le sang, si je puis dire. Son père Gaston, est un ancien champion des courses en traversée ou en bassin, sa mère, Bienna Pellegry a disputé deux fois les JO, Paris et Amsterdam,et son oncle Salvator Pellegry fut aussi aux JO de Paris en 24. Et puis, cerise sur le gâteau si je puis dire, la famille pratique l’élevage de cochons à La Ciotat, dans le Var. Les bassins de rétention sont longs de 25 mètres, larges de 7. L’un de ses bassins devient bassin d’entraînement pour une fratrie de quatre, dont Jean, grand, mince, effilé, est le plus doué. Jean Boiteux le champion aura une vie sportive itinérante, de La Ciotat à Toulouse, Marseille, et Oran puis Bordeaux, où il nage en compétition jusqu’à l’âge de 73 ans.  On lui devait bien la piscine Judaïque baptisée Jean Boiteux !!