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L'histoire du jour avec Michel Cardoze

Du lundi au vendredi à 7h55 et 12h50

28 mai 1968, les dernières heures de la pénurie d'essence.
28 mai 1968, les dernières heures de la pénurie d'essence. - (c) INA.fr

Mai 1968 est synonyme de progrès social pour beaucoup d'ouvriers à Bordeaux

Diffusion du lundi 28 mai 2018 Durée : 2min

Un demi siècle s’est écoulé depuis le fameux mois de Mai 1968.

Pour donner une idée des changements intervenus, quelques détails. Fin mai, les syndicats du commerce rencontrent les directeurs des grands magasins, ainsi désignent-on les magasins à succursales comme les « Suma » ou « François », enseignes aujourd’hui disparues. Pour les « Suma » et « François », un accord prévoit une « très forte » diminution des heures de travail qui seront portées immédiatement de 46 à 42 heures et progressivement à 40 heures. Chez les employés de commerce en général, les syndicats demandent que le salaire de la « vendeuse très qualifiée » soit porté de 540 francs, montant actuel, à 725 francs. Enorme augmentation.  Au même moment chez Dassault-Mérignac, la direction accepte une augmentation de 5% des salaires à compter du 1° juin « ou à partir de la reprise du travail ». On envisage une avance de salaire égale à 50% des salaires perdus par la grève, mais à récupérer. Si la récupération s’avère impossible dans l’année 68, le versement serait acquis. Tous ces détails matériels illustrent le rapport de force qui s’était établi alors entre le monde du travail et le patronat le plus divers, des enseignes regroupant le  petit commerce aux directions générales de l’aéronautique. C’était il y a 50 ans. Toutes les archives de mai 68 sur francebleu.fr