L'histoire du jour de Michel Cardoze

Du lundi au vendredi à 7h55 et 12h50

L'opéra de Bordeauxx.
L'opéra de Bordeauxx. © Maxppp - © Maxppp - Bonnaud Guillaume

Mars 2005 et rien ne va plus au grand théâtre de Bordeaux : finance et culture ne font pas toujours bon ménage.

Diffusion du mardi 19 mars 2019 Durée : 2min

Mars 2005, le petit et le beau monde du Grand Théâtre, tous sont sont secoués par la crise.

« Avis de Tempête » titre Sud-Ouest. Course financière entre Fonctionnement et Création artistique, Nostalgie de l’ère d’Alain Lombard le magnifique, à fonds perdu cependant. Démission d’une directrice financière formée dans le nucléaire. Un directeur de ballet, le formidable Charles Jude à qui, selon le mot de l’adjoint au maire Dominique Ducassou, il est demandé d’être tout à la fois le père, le confident et l’amant de tout le monde…Bref, une somme considérable d’égo, diagnostique l’élu…On a un peu oublié aujourd’hui que longtemps, orchestre, chœur et ballet n’ont eu à leur disposition que l’outil légué par le 18° siècle, le goût de la dépense du duc de Richelieu, et le génie de l’architecte Victor Louis, l’outil, l’écrin, le bijou, ce fameux « Grand Théâtre » d’à peine 1000 places avec vue sur une scène plus profonde encore que la salle elle-même. On a bricolé un temps  avec les voûtes d’une sorte de stade cours Victor Hugo. Aujourd’hui l’Auditorium du cours Georges Clémenceau,  satisfait la demande musicale et le Grand Théâtre s’appelle Opéra. En 2005 on se lançait des audit à la tête et des rapports de la cour des compte entre les jambes…Mais si l’on se penche sur l’histoire de cette maison depuis sa création en 1785…on retrouve les mêmes joies et les mêmes psychodrames. Au temps de la régie municipale, des billets de faveur, des concessions aux marchands dans les galeries, l’artistique devait déjà se frayer un chemin entre ruffians et cabales.