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L'histoire du jour avec Michel Cardoze

Du lundi au vendredi à 7h55 et 12h50

Des billes, ou "berlons" dans le parler girondin.
Des billes, ou "berlons" dans le parler girondin. - Image illustration

Quelques expressions savoureuses du parler local avec Michel Cardoze

Diffusion du vendredi 1 février 2019 Durée : 2min

Le parler girondin est plein d'expressions et de mots peu employés mais plein de sens et qui nous racontent une partie de l'histoire de la région.

Rouler des berlons comme des soucoupes ou comme des macarons de Saint-Emilion, ou comme des culs de Marie-Jeanne (voir berlon voir Marie jeanne, dit le Grand Fagnas, ce Précis du parler girondin, dû à Guy Suire et édité chez Mollat).

Nous jouions aux billes dans la cour de l’école, au pied des marronniers, et le chic était de gagner le berlon du rival. Mais le mot berlon a d’autres sens dans le parler populaire bordeluche. Les élèves en rang par deux qui se rendaient à la piscine judaïque depuis le collège et qui traversaient Mériadeck dans les années 50 roulaient des berlons comme des assiettes à soupe, je vous le garantis en passant rue Dalon ou rue Louis de Foix. Des dames étaient là, censées affoler la libido du chaland et le collégien moyen découvraient la lune, car certaines figurantes assuraient le spectacle et travaillaient au renouvellement des publics. Bref on roulait des berlons…

Au jeu de billes il fallait au moins dix billes pour les échanger avec un berlon.

Une Marie-Jeanne est une bouteille de deux litres et demi. A ne pas confondre avec une Marie-Salope qui est le nom local donné au bateau drague qui aspire la vase du fond de la Garonne. Dans une autre tradition, la Marie-Salope est le personnage de Carnaval,  travesti habillé de vieilles gueilles. 

Vous roulez des berlons comme des culs de Marie-+Jeanne ? Ça ne m’étonne pas de vous !